Harmoniser ses émotions avec le massage Chi Nei Tsang

Harmoniser ses émotions avec le Chi Nei Tsang

Le ventre est désigné dans la médecine chinoise comme le second cerveau de notre corps. Les Taoïstes considèrent qu’il est le siège de nos émotions. Le Chi Nei Tsang, dérivé du Qi Gong, est une technique de massage du ventre qui vise à libérer les énergies négatives concentrées dans l’abdomen et à harmoniser ses émotions.

« J’ai l’estomac noué » ; « J’en ai eu le souffle coupé » ; « Je me fais de la bile », « j’ai la boule au ventre » mais aussi « J’ai des papillons dans le ventre »… Ces expressions n’ont rien d’anodines. Les émotions, positives comme négatives, trouvent leurs sources dans l’abdomen, et ont une influence évidente sur notre état physique. Le Chi Nei Tsang (littéralement Chi ou Qi, énergie et Nei Tsang ou Nei Zang, organes) est un massage qui s’appuie sur les cinq systèmes majeurs du corps : vasculaire, lymphatique, nerveux, musculaire et énergétique.

Recycler ses déchets

Inventé par le maître spirituel taoïste Mantak Chia, le Chi Nei Tsang consiste à dégager et à libérer les « énergies perverses prisonnières dans le corps ». Ces énergies ou « vents » pervers, peuvent affaiblir le système nerveux et les organes internes et perturber l’énergie émotionnelle. Dans la philosophie taoïste, on apprend en effet à « recycler ses déchets » en les isolant les uns des autres, et à s’en débarrasser avant qu’ils ne viennent « polluer » le cerveau.

Ces émotions négatives sont réparties dans les différents organes de l’abdomen : soucis et crainte se logent dans la rate, le pancréas et l’estomac. La tristesse et la dépression sont nichées dans les poumons. Les peurs, les phobies et les traumatismes se cachent dans les reins, et enfin la jalousie, la frustration et la colère dans le foie. Lors d’un séance de Chi Nei Tsang, le praticien va donc s’appliquer à libérer ces énergies négatives, mais aussi et surtout à pratiquer un « rééquilibrage » de ces émotions, qui sont indissociables de leurs pendants « positifs » : soucis / réceptivité, tristesse / courage, peur / calme, etc.

Des milliers de bulles

J’ai donc moi-même testé une séance de Chi Nei Tsang, et c’est aux mains expertes de Brigitte Guillôme, masseur-kinésithérapeute formée aux médecines orientales, que j’ai confié mon ventre. L’expérience ne s’est pas déroulée sans une certaine appréhension de ma part. Anxieuse de nature, je suis soumise à des maux d’estomac assez fréquents. J’étais donc assez peu emballée à l’idée de laisser des mains inconnues explorer cette partie de mon anatomie.

La séance commence par une série de questions sur mon état physique, sur mes douleurs chroniques, et j’en profite pour prévenir la thérapeute de mes problèmes d’estomac. Elle me promet donc d’être douce et précautionneuse. Je m’installe donc, sur le dos, sur la table de massage. Tout en parlant pour m’expliquer le déroulement de la séance, Brigitte Guillôme promène délicatement ses doigts sur mon ventre. Elle m’explique qu’elle va procéder organe par organe. Lorsqu’elle arrive à l’estomac, je sens que mon corps réagit. Des milliers de petites bulles semblent en jaillir. La praticienne m’explique que ce sont les énergies négatives qui sont libérés.

Un travail d’auto-guérison

Durant toute la séance, la masseuse me parle, m’explique, m’interroge sur mon ressenti. Ce dialogue fait, selon elle, partie intégrante du processus engagé par le Chi Nei Tsang. « Le thérapeute ne peut pas tout, explique-t-elle. Le Chi Nei Tsang est aussi un travail d’auto-guérison. Une séance est aussi le moment de verbaliser les émotions. Certains de mes clients pleurent. D’autres rient ! La manipulation de ces organes peut faire remonter des émotions très fortes ! » A l’issue du soin de 60 minutes, Brigitte Guillôme me montre quelques gestes à reproduire, seule, chez moi. Car si une seule séance peut permettre de se détendre, et avoir même des vertus détoxifiantes, le Chi Nei Tsang peut également se pratiquer, plus régulièrement, en automassage.

« Mieux vaut expérimenter le Chi Nei Tsang avec un professionnel pour commencer, et lui demander à l’issue de la séance de vous donner des conseils pour vous masser seul », explique la thérapeute. Néanmoins, rien ne vous empêche, le soir, avant de dormir, de vous masser le ventre doucement pour vous détendre. « Le mieux est d’utiliser une balle de tennis pour se masser. Vous pouvez effectuer des cercles le long du gros intestin. Vous pouvez également masser autour du nombril et dans les aiguilles d’une montre avec l’index et le majeur ». Un geste simple à adopter pour éliminer le stress de la journée !

Ne vous attendez pas à un changement miraculeux en sortant d’une séance de Chi Nei Tsang. Certes, le massage détend, mais il ne s’agit pas là d’un simple soin en institut, mais bien d’une thérapie préventive. Pratiquer avec régularité (particulièrement aux changements de saisons) permet d’éviter bien des maladies. Et c’est bien là la base de la médecine chinoise : mieux vaut prévenir, que guérir !

(Source : Caroline Langlois – www.psychologies.com)

Avez-vous déjà suivi une séance de Chi Nei Tsang ?

La séance débute par un échange verbal au cours duquel vous exposez la/les raison/s de votre venue, ou simplement votre état d’esprit du moment, ou encore ce qui se présente dans l’instant. Une séance vous offre également un moment privilégié d’écoute de vous-même, de vos tensions et de vos émotions, dans l’espace-temps qui se crée, propice à une auto-guérison de l’intérieur qu’il vous est possible d’amorcer.

Durée d’une séance de Chi Nei Tsang: 1h30 ou 2h ou 2h30, temps d’échange sur place compris
Tarifs : 1h30 (140€) – 2h (180€) – 2h30 (220€)
[pour un 1er rdv prévoir au moins une séance de 2h]
(possibilité de forfaits multi-séances à tarifs dégressifs)
Climat de confiance, respect, bienveillance et non-jugement garanti.

Uniquement sur RDV: par mail à info@generationqigong.com ou en message privé Facebook (https://www.facebook.com/generation.qigong) ou via réservation enligne: https://live.vcita.com/site/generation.qigong/online-scheduling

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Génération QI GONG – Luxembourg et Grande Région
(« Le bien-être par le Qi Gong »)

Conseils Qi Gong pour l’hiver

La pratique du Qi Gong est particulièrement bénéfique en hiver. A travers cet article nous vous proposons de découvrir des exercices de Qi Gong, et des « astuces » pour vous fortifier et vous régénérer.

Depuis le 8 novembre, selon le rythme cyclique du calendrier chinois, nous sommes entrés dans lHiver. Même si, selon notre calendrier occidental, nous sommes encore en Automne !

De façon invisible, la qualité énergétique de lHiver est déjà présente. Elle est caractérisée par un mouvement de condensation, de retour vers l’origine (entamé en automne via l’énergie du Métal). La sève descend dans les racines, les graines retournent à la terre, la lumière diminue, la température baisse tandis qu’une envie irrépressible de rester sous la couette se fait sentir.

L’élément Eau

LHiver est associé à l’élément Eau, le plus Yin des 5 éléments de la tradition chinoise.

Dans de nombreuses traditions, l’apparition de la vie se fait dans l’eau, ce que confirment d’ailleurs les scientifiques. La Vie est liée à l’Eau, indubitablement. Mais l’Eau est aussi la force de destruction naturelle la plus incontrôlable.

L’Eau
Le meilleur de l’homme est comme l’Eau,
Qui profite à tous et ne lutte avec personne,
Qui réside dans des lieux que les autres dédaignent,
En parfaite harmonie avec la Voie,

Lao Tseu, Chapitre 8

L’Eau, symbole de vie et de mort, de début et de fin mais aussi d’éternel recommencement. L’élément Eau représente la fin de tout cycle de vie, la descente vers la mort, mais aussi la concentration de toutes les potentialités, qui donneront naissance à une nouvelle vie, à l’image d’une graine dans le sol. L’Eau, sans forme, peut s’adapter à toutes les formes.

Elle est sans limites, un espace infini de potentiel. Prendre ce temps de repli et d’intériorisation de nos vies permet de trouver un espace de liberté, un temps de latence pour nourrir notre créativité : Alors posons-nous, pour repartir tout neufs au printemps !

En effet, cette période la plus Yin de l’année, est synonyme de baisse de la lumière, refroidissement, dormance et hibernation. Et loin d’être vu en terme négatif, il est un moment très important de l’année, où l’on stocke et l’on se régénère.

LHiver est donc un moment de calme et de repos : Prendre du temps pour soi, pour réfléchir et se recentrer sur ses priorités, se reposer et se restaurer aussi. Rentrons dans notre cocon…

Les reins

Dans la tradition chinoise, l’Eau, est associée aux reins, véritable  » batterie  » de l’organisme, qui thésaurisent notre énergie, innée et acquise. C’est notre force vitale, celle qui nous permet de  » donner un coup de rein « , de faire face avec courage dans l’adversité ou le danger. L’absence de courage aboutit à la peur, émotion liée à l’élément Eau, et qui en excès vient fragiliser les reins.

Aussi, soyons vigilants à ne pas vivre à « contre courant », en restant dans un mode de vie trop Yang, voire hyper actif, ce qui est souvent le cas dans notre société surtout en fin d’année, période de fêtes diverses. Ne pas suivre le rythme de la saison, c’est donc forcément venir fragiliser l’énergie de nos reins, et épuiser notre batterie. Alors se coucher tôt (avant 23h le soir), faire une petite sieste après le déjeuner, privilégier les activités calmes et en intérieur, faire du Feu si c’est possible, permettra de se restaurer et de vivre cette saison dans la plénitude.

Lhiver, au-delà de sa douceur, comporte des risques : les refroidissements et leurs pathologies (rhume, grippe, etc), mais aussi les douleurs des lombes, la fatigue, et la dépression saisonnière par manque de lumière. Alors voici quelques notions, et beaucoup de bon sens, pour vous accompagner dans lHiver.

hiver-site2Conseils pour bien vivre lhiver

Résister au froid :

Lhiver, le corps va être soumis à la baisse des températures, et va demander plus d’énergie pour être réchauffé. Notamment si vous avez une tendance à la frilosité, il va falloir mettre en place une stratégie  » réchauffante  » et protectrice :

  • Manger et boire chaud (fini le jus d’orange glacé du petit déjeuner ou les glaçons dans l’apéro !)
  • C’est aussi, bien sur, se couvrir avant de sortir par grands froids : notamment les pieds et les reins qui doivent rester bien au chaud. (la  » ceinture de rein  » de nos grands pères était une bonne idée); quitte à les stimuler avec une bouillotte en rentrant le soir.
  • Au moindre refroidissement, buvez de l’infusion de Gingembre, pour vous réchauffer et faire sortir le froid qui est entré dans vos poumons.

La diététique de lhiver :

  • Eviter les aliments de nature  » froide « , (les légumes et fruits de l’été : pastèque, melon, concombre, courgettes, radis, ananas, pamplemousse, blé, huîtres, et les glaces)
  • Privilégiez les aliments de nature  » tiède ou chaude  » (boeuf, crevette, mouton, poulet, citrouille, fenouil, oignon, poireau, châtaigne, noix, orge, millet, les légumineuses,) et rajouter des condiments qui réchauffent : gingembre, piment, cannelle, poivre, voire une goutte d’alcool fort par grand froid !
  • La saveur salée a une action similaire au mouvement de l’élément « Eau ». Elle fait descendre l’énergie et la fait rentrer dans les profondeurs. Favoriser cette saveur pendant lHiver (surtout pas en rajoutant du sel dans nos plats, mais en favorisant sans excès les mets naturellement salés), pour tonifier nos reins. On la trouve dans les algues, les poissons et fruits de mer, le canard, l’orge, et les eaux minérales gazeuses.
  • On rajoutera aussi des aliments de couleur sombre, puisque le noir est associé à l’élément Eau : algues, sésame noir, haricots noirs, pommes de terre violettes, oeufs de lumpe, pour soutenir les reins.

Gérer nos peurs

La peur est l’émotion qui fragilise le plus les reins, alors soyons conscients de nos peurs, relativisons-les en vivant dans le présent, et évitons d’employer le mot « peur  » dans notre langage courant !

Le Qi Gong en Hiver

  • L’élément Eau est essentiel dans la pratique du Qi Gong, puisque l’Eau maintient le «Jing», notre essence primordiale, qui soutient la matière. En renforçant notre corps physique, en le tonifiant et le réchauffant par des exercices de Qi Gong dynamiques comme les Ba Duan Jin, nous renforçons ses capacités digestives et respiratoires, et donc son aptitude à récupérer de l’énergie.
  • Donc, contrairement à certaines idées reçues, le Qi Gong ne se doit pas forcément d’être lent et atonique. Au contraire, ramenons du Yang (Feu) dans le corps, avec des petits mouvements rapides comme les oscillations et les balancements, qui, pratiqués longtemps (une vingtaine de minute) vont réchauffer et tonifier le corps tout en relaxant le système nerveux.
  • On pratiquera également étirements des méridiens Reins et Vessie.
  • La posture debout symbolise la force des reins. Ne dit-on pas d’ailleurs «se relever d’une épreuve», ou d’une personne équilibrée qu’ «elle est posée» ? La posture dite de l’arbre ou Zhan Zhuang Gong renforce cette attitude, cette capacité à «faire face». Elle permet de tonifier tout particulièrement le dos et les jambes, où circulent les méridiens du rein et de la vessie.

Les auto massages de lHiver

  • Au moindre refroidissement, masser vigoureusement la zone lombaire et la base de l’occiput, pour les réchauffer et lutter contre l’attaque du froid dans le corps.
  • Points à stimuler pour augmenter vos défenses immunitaires :  « Zu San Li  » ou« Point des trois lieues» (36 E)
  • Pour renforcer l’énergie de vos reins, et vous redonner de la vitalité :« Yong Quan  » ou« Source jaillissante  » (1 Rn)

Envie d’essayer le Qi Gong ?

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Génération QI GONG – Luxembourg et Grande Région
(« Le bien-être par le Qi Gong »)

Zhan Zhuang Qi Gong (posture de l’arbre)

Zhan Zhuang est une des pratiques de Qi Gong avec la plus longue tradition remontant à plus de trois mille ans. C’est le fondement de tous les styles de Qi Gong et se caractérise par sa grande efficacité et ses nombreux bienfaits.

Zhan Zhuang se prononce « Jan Jong » et se traduit le mieux par ‘se tenir debout comme un arbre’.

S’entraîner à Zhan Zhuang… pour la plupart des gens est une surprise totale au début… car il n’y a pas de mouvements externes reconnaissables, bien que c’est une pratique très énergique.

Contrairement à beaucoup d’autres méthodes, Zhan Zhuang développe notre énergie interne d’une manière très efficace…. au lieu de la consommer.

 se pratique dans des positions debout bien équilibrées qui augmentent le flux d’énergie et développent la force intérieure.

Zhan Zhuang est basé sur une combinaison unique de relaxation et d’effort qui stimule, nettoie et masse tout le corps.

En raison de son efficacité à augmenter notre niveau d’énergie… Zhan Zhuang est souvent utilisé comme entraînement de base pour les arts martiaux.

Pendant longtemps, Zhan Zhuang Qi Gong a été un secret bien gardé et ce n’est que depuis le milieu des années 1940 que Zhan Zhuang a été enseigné et discuté publiquement.

Quand tu te tiens debout, tu es comme un arbre.
Tu grandis de l'intérieur.
Tes pieds, comme des racines, puisent leur énergie de la terre.
Ton corps, comme le tronc, est parfaitement aligné.
Tu es immobile, fort.
Le sommet du crâne est ouvert vers le ciel comme la couronne de l'arbre.
Tu te reposes calmement, l'univers dans ton esprit ...

Vous aimez le Yoga ? Vous allez adorer le Qi Gong !

Cet art énergétique venu de Chine est un excellent moyen de lutter contre les effets de l’âge. Le Dr. Yves Réquéna nous dévoile comment « mettre du printemps dans la vieillesse » grâce à cette discipline.

« Le Qi Gong, c’est de la Formule 1 ! »

Le Qi Gong est encore trop mal connu en Europe. S’agit-il d’un art martial, d’une sorte de chorégraphie, d’une technique de méditation ?

Dr Yves Réquéna : Le Qi Gong est un art énergétique corporel qui consiste à répéter des mouvements lents et harmonieux plusieurs fois de suite dans le but de faire circuler, de manière maîtrisée, l’énergie du corps. Cela n’a rien à voir avec un art martial (technique de combat), ni avec la danse (à visée esthétique) ou la gym (à visée musculaire).

Le Qi Gong est également très différent du stretching car, même si certains exercices visent à étirer les 12 méridiens, il ne se pratique pas dans un esprit d’étirement. C’est également assez éloigné du Yoga qui repose sur des postures que l’on maintient puis que l’on relâche.
En revanche, c’est une discipline très relaxante que l’on peut rapprocher de la méditation. Comme elle, le Qi Gong suppose d’être ancré dans le moment présent : il faut consacrer toute son attention au geste et à la respiration.
Au début, c’est un peu difficile mais très vite, les personnes qui le pratiquent fortifient leurs facultés de concentration et d’attention dans leur vie de tous les jours.

En quoi cet art est-il thérapeutique ?

Dr Yves Réquéna : Le Qi Gong est l’un des cinq piliers de la médecine chinoise. Il est indissociable de la pharmacopée traditionnelle, la diététique, les massages et l’acupuncture. Les médecins chinois se forment à cette discipline pour renforcer leur énergie vitale afin de mieux soigner leurs patients et de leur enseigner des exercices pour rester en bonne santé. Les hôpitaux en Chine comptent tous, d’ailleurs, un département proposant des cours de Qi Gong.

C’est une discipline qui mobilise l’énergie vitale qui circule dans le corps, elle a des effets positifs sur l’ensemble de l’organisme ou sur un organe en particulier – selon le mouvement choisi.
C’est le cas de la « marche de la grue », par exemple. Cet exercice consiste à ouvrir les bras très largement en inspirant puis à avancer. Il permet de fortifier les poumons en augmentant la puissance et la vitalité de l’énergie dans le centre de la poitrine.


Concrètement, ce mouvement joue sur la dilatation de la cage thoracique ainsi  que l’ouverture des côtes et du diaphragme.
L’action n’est pas seulement mécanique, comme dans la kiné-respiratoire.
Synchronisée au mouvement, la respiration agit aussi sur la vitalité de l’organe.

Dans quels cas sa pratique est-elle conseillée et à quelle fréquence ?

Dr Yves Réquéna : Le Qi Gong est conseillé en cas d’ostéoporose, pour réduire l’arthrose, prévenir l’usure des articulations ou récupérer lorsqu’elles sont endommagées, prévenir les déficits vasculaires, récupérer après un accident vasculaire cérébral ou un infarctus, lutter contre l’asthme (une pratique régulière entraîne une amélioration très nette de la capacité
respiratoire). Et parce qu’il stimule l’immunité, c’est un excellent remède contre les sinusites et rhumes hivernaux. Enfin, de manière générale, il donne une énergie disponible à toute épreuve !
Pour observer des effets positifs mesurables, je conseille de commencer par deux séances/semaine. Les effets se font sentir au bout de deux à trois mois. Une fois que l’on a suffisamment progressé, l’idéal est de pratiquer une demi-heure par jour chez soi. Là les résultats sont fulgurants ! Quelqu’un de gravement malade (cancer, sclérose en plaques…) qui s’y met de manière vraiment intensive va pouvoir ralentir le processus pathologique et/ou aider les traitements médicamenteux à mieux fonctionner avec moins d’effets secondaires.
J’ai moi-même fait du yoga pendant des années. C’est formidable, un vrai petit bolide. Mais le Qi Gong, c’est de la Formule 1 ! En revanche, lorsque l’on suspend sa pratique pendant un mois ou deux, on voit rapidement la différence.
C’est comme si l’on cessait d’appuyer sur l’accélérateur…

La précision du mouvement est-elle un gage d’efficacité ?

Dr Yves Réquéna : Il est important que le mouvement soit juste mais contrairement au Tai-Chi-Chuan, discipline à but martial beaucoup plus exigeante pour « gagner la partie », il n’est pas indispensable qu’il soit « parfait ». Le plus important dans le Qi Gong, c’est le cœur, la concentration et la motivation que l’on va consacrer aux mouvements. Penser au sommet de son crâne en montant sur la pointe des pieds puis transférer l’énergie vers le bas en redescendant… Cela sera dix fois plus efficace que d’esquisser un geste hyper précis.

Vous dites dans votre ouvrage Le Qi Gong anti-âge que cette discipline est un « trésor de santé » qui favorise la longévité.

Dr Yves Réquéna : Selon la médecine chinoise, nous naissons avec un capital de vie, ou énergie vitale, qui s’amenuise avec le temps, d’où la nécessité de la stimuler pour raviver cette vitalité. Plusieurs techniques existent : les cures de ginseng, l’acupuncture ou encore le Qi Gong. En faisant circuler l’énergie partout dans le corps, il apporte un supplément de tonicité. Un proverbe affirme même que le Qi Gong permet de « mettre du printemps dans la vieillesse » !
En France, le milieu médical s’ouvre de plus en plus à cette discipline. À l’hôpital de la Salpêtrière, par exemple, un médecin chinois donne des cours de Qi Gong pour accompagner les traitements contre le cancer. La Ligue  contre le cancer organise de son côté des cours pour les malades et le personnel soignant. Le Qi Gong se développe dans les services de gérontologie, en particulier dans les maisons de retraite. Les associations du troisième âge font régulièrement appel à des enseignants privés… Ce n’est pas une lubie d’hurluberlus !

Et plus concrètement ?

Dr Yves Réquéna : Le Qi Gong a des effets sur la souplesse des articulations mais aussi sur la mémoire et la dépression des personnes âgées. Tous ceux qui pratiquent cette discipline reconnaissent un effet très positif sur le moral et la dynamique intellectuelle.
Je peux moi-même en témoigner: à 70 ans bien tassés, j’ai une bonne vue (je ne porte pas de lunettes), j’ai plein de projets, et je me sens très jeune! Plus j’avance en âge et plus je fais de choses. Davantage qu’à 20 ans, en fait !

Des études scientifiques tendent à montrer l’influence anti-âge du Qi Gong. Quelle est celle qui vous semble la plus concluante ?

Dr Yves Réquéna : Celle sur la dépression des personnes âgées (1) . Que le Qi Gong soit bon pour la jeunesse des articulations, c’est évident: ce qui ne bouge pas rouille! La récupération de la mobilité est la première faculté que les  adeptes du Qi Gong ressentent. Mais l’optimisme, la vivacité d’esprit, la mémoire, ça, c’est autre chose.
Après huit semaines seulement de pratique, les sujets du groupe actif de l’étude déclaraient une nette amélioration de leur état.

Dans votre livre, vous conseillez de démarrer la pratique dès l’enfance. Les effets sont-ils moins bénéfiques lorsqu’on démarre plus tard ?

Dr Yves Réquéna : Des études ont montré l’influence bénéfique du Qi Gong sur la prévention de maladies liées à une fragilité des systèmes nerveux et endocrinien : sclérose en plaques, Parkinson, AVC, troubles de la mémoire, diabète, infertilité… Or plus on débute tôt la pratique de cette discipline et plus on renforce ces deux systèmes, véritables chefs d’orchestre des organes tissulaires.

Quelle est votre routine anti-âge ?

Dr Yves Réquéna : Je n’ai pas de routine anti-âge car je n’ai pas d’âge !
Je pratique le Qi Gong une heure chaque jour. D’aucuns peuvent y voir une routine anti-âge. Je considère plutôt que c’est une hygiène de vie. Routine ou pas ?

Propos recueillis par Sandra Franrenet

(1). Effect of a Qi Gong exercise program on elderly with depression. Hector W.H. Tsang – Kelvin M.T. Fung -Ashley S.M. Chan – Grace Lee – Fong


Le Dr. Réquéna sera à Pétange les 16 et 17 novembre pour un stage  2 jours intitulé « Qi Gong  Anti-Âge ».

Infos et réservations:
https://www.facebook.com/events/521544391997124
https://www.weezevent.com/l-art-et-la-science-du-qi-gong-anti-age-avec-le-dr-requena

Génération QI GONG Luxembourg et Grande Région S.à r.l. –
« Le bien-être par le Qi Gong »
info@generationqigong.com
https://www.facebook.com/generation.qigong/

 

Qi Gong – le fitness du subtil

Entrer dans la conscience du “Qi”, de l’énergie, c’est entrer dans un monde de sensations et de nouvelles perceptions. Pratiquer le Qi Gong, c’est apprivoiser cette énergie pour la faire circuler et nourrir notre organisme.
Le Docteur Yves Réquéna vous entraîne dans cet univers subtil et vous en donne les clés.

par le Docteur Yves Réquéna, médecin, acupuncteur et professeur de Qi Gong

(Source: Génération Tao)

Dr. Yves Réquéna

Rencontrer l’énergie ?

Ce n’est pas une illusion. L’énergie, « Qi » en chinois et prononcé « chi », veut dire « souffle », mais aussi « air », tout simplement. On comprend que le Qi est en relation avec la respiration, qu’il anime le corps, lui donne vie, le développe, le nourrit, le régénère, l’empêche de tomber malade, s’oppose à l’usure et la dégénérescence. Mais il est aussi relié à l’esprit, participant à remettre les émotions à leur juste place. Il est relié au cœur, à la possibilité de ressentir l’autre, l’espace, les énergies des êtres vivants : plantes, animaux, et de la nature : rivières, mer, montagnes, lacs, arbres, pierres, astres, le soleil, la lune et les étoiles.
Mais comment un être humain qui passe une partie de sa vie devant un écran, ou deux, ou plus, qui monte et descend en ascenseur jusqu’au parking bétonné et prend sa voiture, peut-il rencontrer le Qi ? Et bien, il faut qu’il en ait l’envie ; qu’il se décide ; qu’il vienne un jour faire l’expérience du Qi Gong : « Tu entraînes bien tes muscles… alors entraîne ton Qi ! ».

Grâce au Qi Gong ?

Qi Gong veut dire « Energy Training », autrement dit, le fitness du subtil, de l’invisible et de l’impalpable ; de ce qui peut nous restituer une partie de notre sensibilité, nous apporter la sérénité, et la joie. Il faut y aller avec simplicité, décontracté, dépouillé de toute attente, de toute intention, juste laisser faire le corps et la respiration dans l’état d’esprit d’un débutant ou même d’un enfant.

Sentir l’énergie par le mouvement

Apprendre la marche de la grue est un exemple. Les bras imitent les ailes ; le sternum, la clavicule et les omoplates s’activent ; la poitrine alternativement s’efface et se bombe et les jambes se coordonnent avec le haut du corps imitant l’échassier… Trois pas ça va, trente pas bonjour les ébats !
Une chaleur se fait sentir dans le centre de la poitrine.
Cette sensation est celle de l’énergie Zong qui commande aux poumons et au cœur. Après quelques minutes de cet exercice, la chaleur s’installe et reste parfois pendant plu-sieurs heures. Répété tous les jours, l’exercice stimule l’énergie de la poitrine en cas d’asthme, de bronchite chronique ou tout simplement de tristesse.

Le Qi nourrit le corps,
le régénère,
l’empêche de tomber malade,
s’oppose à l’usure et
la dégénérescence.

Sentir l’énergie par l’autre mouvement

L’autre mouvement, c’est-à-dire le mouvement de la pratique dite « interne », ne vient pas de l’extérieur, mais de l’intérieur, attentif que l’on est à la circulation de l’énergie dans le corps. Regardez. Vous avancez lentement et montez doucement les bras vers le haut. Les doigts peignent l’énergie de l’air, les genoux se tendent, puis se plient.
Vous descendez le poids du corps sur vos jambes, vous êtes plus lourd. Vous semblez danser au ralenti : le mouvement vient de l’intérieur, comme si toutes les parties de votre corps savaient qui elles sont, intimement accordées à la vibration de votre énergie.
Alors des sensations de picotements, ou de chaleur, ou de courant frais, de poids, de densité, de légèreté ou d’ouverture, ou de lumière, d’inondation, de frémissement joyeux peuvent surgir à l’improviste, comme une surprise agréable que vous êtes prêt à accueillir. Ces sensations témoignent de l’énergie qui circule dans les méridiens d’acupuncture, les organes et la colonne vertébrale. Elles défont les nœuds d’énergie, les blocages, les stagnations, harmonisent le vide et le plein, répartissent et reforment l’équilibre.

Sentir l’énergie par la respiration

La respiration est la clé. Elle se calque sur le rythme des mouvements qui suivent à leur tour le rythme de la respiration, tel le mouvement des marées qui monte et descend, s’ouvre et se ferme. Plus la respiration est calme, plus l’esprit devient calme, mieux il nous est permis de percevoir l’énergie. Car l’énergie est comme une souris cachée dans son trou. Pour que le chat puisse la voir sortir et l’attraper, il doit se tapir aux aguets, respirer à peine, être tout attentif. Grâce à la respiration ralentie, maîtrisée, l’esprit rencontre le silence et peut sentir à travers le mouvement lent ou même l’immobilité, l’énergie s’enfler, circuler, inonder, monter et descendre.

Sentir l’énergie par l’intention

Lorsque l’on monte les bras vers le ciel, que l’on se soulève sur les talons, que l’on inspire lentement, de façon synchrone au geste, la tendance naturelle de l’énergie est de monter. L’esprit silencieux, absorbé dans la respiration et la conscience du geste, porte son attention sur le sommet de la tête. Au bout de quelques respirations, cette zone va se condenser, et de l’énergie va s’y accumuler… « Qi Gong : maîtrise de l’énergie », on n’est plus alors au stade passif de laisser circuler l’énergie spontanément, cette fois le pratiquant sait ce qu’il fait, et demande à l’énergie de son corps de faire toutes sortes de points de concentration sur les réseaux d’acupuncture, à l’intérieur des organes, ou dans la moelle épinière et le cerveau, pour des buts divers : soigner l’organe, ou unir des centres subtils d’énergie, régénérer le cerveau, la moelle et les os.

Sentir l’énergie au-dedans, au-dehors

Ce qui se produit à l’intérieur peut se réaliser à l’extérieur ; car la nature ultime des êtres est identique. Nous avons tous en commun cette énergie. Alors dans le silence de l’esprit, à “l’inspir”, subtilement, essayez-vous à capter avec la paume des mains, comme en nageant dans l’univers, l’énergie nourrissante de la nature, de la terre ou du ciel, des arbres ou des torrents, du soleil ou de la lune et des étoiles : l’énergie pure nourrit l’essence du corps. Cette essence corporelle monte alors en état vibratoire subtil et le corps tout entier se sent comme baigné d’une lumière d’or : le nectar coule à l’intérieur du corps.

Mais on ne reste pas accroché à ces sensations, toutes délicieuses qu’elles puissent être. On réalise ici, au contraire que ces sensations de délice sont tout ce qu’il y a de plus naturel à ressentir. Comme si notre corps avait été construit pour cela et que l’on ne s’en soit jamais rendu compte auparavant. Il vient alors à l’idée d’aller moins chercher, quémander, conquérir à l’extérieur parce que l’on a en soi des moyens nouveaux et disponibles à son gré pour construire l’harmonie et la sérénité.


Le Dr. Réquéna sera à Luxembourg (Threeland Hotel Bascharage) les 16 et 17 Novembre pour un stage exceptionnel…

 

Réservation et billets ici:

https://www.weezevent.com/l-art-et-la-science-du-qi-gong-anti-age-avec-le-dr-requena

Le diabète : Qi Gong et énergétique chinoise

Le diabète du point de vue de l’énergétique chinoise

En médecine traditionnelle chinoise, le mot diabète n’existant pas, le mot utilisé est Xiao Ke « maladie des trois foyers », à savoir le foyer supérieur, moyen et inférieur. *Quand c’est surtout le Foyer supérieur qui est atteint, le patient a surtout soif. diabèteII a besoin de boire beaucoup toute la journée. *Le foyer moyen se manifeste par un symptôme de boulimie. La personne a constamment faim. Elle a besoin de manger toute la journée.
*Le foyer inférieur lui est en liaison avec la miction fréquente. D’après la médecine traditionnelle chinoise le diabète est donc appelé la maladie des trois foyers, et selon le foyer qui est atteint, des signes particuliers vont dominer. Mais les cas peuvent être multiples. Certains pourront avoir les trois symptômes simultanément, soif, faim et mictions fréquentes. En cas de soif, la personne peut avoir vraiment besoin de boire en permanence, de même si elle a faim. D’autres personnes pourront avoir le symptôme de soif moins marqué. Ils n’ont pas besoin de boire constamment. Ils auront plutôt besoin de manger et d’uriner fréquemment.
Alors qu’un autre type de patient aura besoin d’uriner fréquemment et aura quand même comme symptôme marquant la soif et la faim. Dans ce cas ce sont des maladies à mettre en relation avec toujours le foyer moyen et dans le premier cas avec le Foyer supérieur et le deuxième cas le foyer inférieur. En général, la Rate et le Poumon sont atteints simultanément. Si ce sont les Reins et la Rate, c’est une maladie du Foyer Inférieur.
Les Chinois considèrent que c’est la Rate la plus impliquée. Tout simplement parce que cette maladie est due à la nourriture absorbée. Ce sont des personnes qui mangent une nourriture exagérément grasse, ou une nourriture beaucoup trop carnée, trop huileuse, ou alors des nourritures qui ont des saveurs trop prononcées, comme le sucré.
La rate n’arrive plus à remplir sa fonction normale. Petit à petit, elle se dérègle, elle est endommagée.
Ce peut être aussi les Reins qui sont Xu. Les Reins ne peuvent plus chauffer correctement la Rate afin qu’elle remplisse sa fonction normale. La rate ne devient plus capable de digérer la nourriture et d’excréter les déchets. Il se crée alors un diabète. 
Les Poumons peuvent aussi voir un rôle important. Si la Rate est affaiblie, le Zong Qi devient insuffisant parce que les poumons n’arrivent plus à faire un travail correct de transformation, de mélange.
Donc il peut y avoir une domination soit des Reins et de la Rate soit de la Rate et des Poumons.
Dans les cas les plus graves, les trois organes peuvent être très endommagés simultanément.
Voilà le point de vue chinois général sur le diabète.

Quelques pratiques de Qi Gong conseillées:

Le diabète étant une maladie du métabolisme, entraînée par une faiblesse du Qi de la rate et du pancréas, et une insuffisance de Yin des reins, il faut donc fortifier le Qi de la rate et équilibrer le Qi des reins.

  • Qi Gong des 6 Harmonies – Liu He Gong
  • Enchaînement pour la rate du Qi Gong des six sons thérapeutiques – Liu Zi Jue
  • Les huit pièces de Brocart – Ba Duan Jin
    • troisième pièce : « Séparer les mains » ; régularise la rate et l’estomac.
    • sixième pièce : « Les deux mains joignant les pieds » ; renforce les reins.
  • 6 cercles (danse du dragon)
  • Marche des 5 organes
    • marches rate/pancréas et reins
  • Zhan Zhuang (posture de l’arbre)

Actions du Qi Gong sur le diabète

Un article paru en Mai 1984, écrit par Zhan Ke Fu, médecin, relate sa propre expérience d’un diabète découvert sur lui et pour lequel il eût recours à l’insuline. Ayant découvert la pratique du Qi Gong, L‘auteur décide de le pratiquer assidûment. Au bout de 15 jours il supprime l’insuline ; au bout de trois mois il a normalisé complètement la glycémie et la glycosurie, et reprend alors son travail.
Cinq autres patients ont fait l’objet d’une étude expérimentale avec la pratique du « Tiao Xi Bu Qi Gong » (Marches Qi Gong de santé des 5 organes) pratiquée tous les jours pendant trois heures. Après trois mois de traitement, tous les médicaments hypoglycémiants ou l’insuline ont pu être supprimés. Un contrôle à six mois montre que la glycémie est restée normale.
Fort de ces résultats, une deuxième expérimentation fut entreprise sur 20 patients et publiée en Avril 1986 : « Tiao Xi Bu Qi Gong » pendant une demi-heure seulement, suivi de l’auto-massage des points d’acupuncture pour le diabète: Chongjiang (24VC), Zhongwan (12VC), Guanyuan (4VC), Qi men (14F), Shonshu (23V).
Après trois mois de traitement l’insuline a été diminuée ou supprimée.
Les résultats ont montré que 4 patients ont obtenu d’excellents résultats; 14 une amélioration nette avec une glycémie au-dessous de 1.4 gr. et une glycosurie ne dépassant pas une croix ; 2 patients n’ont pas eu d’amélioration suffisante.

Contribuer à gérer les symptômes associés au diabète

En 2009, une revue systématique a répertorié 9 études cliniques, dont 3 études cliniques aléatoires, relatives au diabète. On y a comparé la combinaison de séances de Qi Gong et de soins standards aux soins standards seuls.
La qualité méthodologique des études aléatoires était très faible. Malgré certaines améliorations des conditions sanguines, les auteurs ont conclu que les preuves étaient insuffisantes pour suggérer que le Qi Gong soit un traitement efficace dans le traitement du diabète.
Une nouvelle étude portant sur 32 personnes souffrant de diabète a été conduite en 2010. Les participants ont été répartis en 3 groupes : Qi Gong, exercices physiques (2 h par semaine dans les 2 cas) et groupe témoin. Après 12 semaines, les résultats indiquent que la pratique régulière du Qi Gong a entraîné une diminution significative du taux de glucose dans le sang chez des patients diabétiques.

La symbolique de l’arbre pour harmoniser et rééquilibrer le Yin et le Yang

S’abandonner à l’énergie de la terre, tout en étant relié au ciel,
Tel l’arbre qui plonge profondément ses racines dans le sol
Et se relie par ses branchages à la vastitude de l’espace
Le lâcher prise instauré par la pratique
Permet de contacter l’énergie de la nature
Pareil à un trait d’union entre la terre et le ciel.

La symbolique de l’arbre

La notion de Qi (énergie) est issue de la connaissance intuitive des phénomènes naturels que possédaient les anciens chinois. Pour eux le Qi est à l’origine du monde ; chaque élément de l’Univers résulte de ses mouvements et de ses modifications. «Tout être et toute chose résultent du Qi du Ciel et de la Terre. »

D’après les principes de la théorie du Yin Yang, basée sur l’expérience des arts de santé traditionnels chinois comme le « Tu Na » (inspirer et expirer) et le « Dao Yin » (diriger et faire circuler l’énergie), le Qi Gong s’applique à bien synchroniser le mouvement et à trouver la quiétude.

Les techniques de Qi Gong font appel à un mouvement de l’ensemble du corps, « tirez un cheveu, tout le corps bouge ».

Des membres aux organes, par l’intermédiaire du système des méridiens, par des mouvements en spirale, une partie du corps fait bouger une autre partie, le haut et le bas suivent, l’interne et l’externe se synchronisent. Le Qi Gong fait circuler le sang et l’énergie, entraîne toutes les parties du corps et les organes. Pendant la pratique du Qi Gong, il est nécessaire de se concentrer pour atteindre un état de quiétude, afin de se débarrasser des idées parasites.

 

La relaxation mentale permet également au cerveau d’entrer dans une phase de repos et, par conséquent, favorise son fonctionnement homogène. Le relâchement physique favorise la circulation d’énergie du sang. Le Qi Gong est une méthode qui permet d’engendrer le calme au sein du mouvement, mais aussi le mouvement dans le calme.

La symbolique de l’arbre pour harmoniser et rééquilibrer le Yin et le Yang

L’élément symbolique de cette discipline est l’arbre dont la cime « touche le Ciel » (Yang) et les racines « s’enfoncent dans la Terre » (Yin).

Les exercices du Qi Gong réclament un alignement du dos favorisant la descente de l’énergie dans le Dan Tian (centre énergétique important situé à deux doigts sous ombilic à l’intérieur de la cavité abdominale), et la poussée de la tête contre le ciel.

Cela favorise la circulation de l’énergie dans les méridiens.

L’enracinement est un élément important de la technique. Un arbre bien enraciné résiste aux tempêtes et peut sans difficulté s’élever vers le ciel.

L’homme est comme un arbre, son équilibre tient à sa capacité à « conserver les pieds sur terre » et plus encore à les y enraciner.

Un homme bien enraciné peut toucher « le Ciel», sans perdre pied et s’enraciner sans s’alourdir. C’est là l’équilibre du yin et du yang.

On peut juger du déséquilibre d’un homme à sa démarche. L’homme qui sautille comme un oiseau est en perpétuel déséquilibre, il épuise son capital énergétique et s’installe dans un état permanent de stress qui à la longue engendre nervosité, malaises et maladies.

C’est l’équilibre que nous recherchons au travers de la discipline, et tous les mouvements qui nous conduisent à l’acquérir doivent impérativement respecter une règle primordiale : ne jamais forcer, ni physiquement, ni mentalement.

Retrouver nos cours, stages, ateliers et autres événements ici:
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Le Qi Gong et certains de ses bienfaits

Avez-vous déjà entendu parler de cet ancien art énergétique chinois appelé Qi Gong ? Peut-être vous êtes-vous demandé quels en sont les avantages ? Peut-être que vous ne savez pas du tout ce qu’est le Qi Gong ?

Ces quelques lignes devraient vous aider à comprendre ce que vous voulez savoir sur le Qi Gong, si vous n’en avez jamais entendu parler auparavant.

Qu’est-ce que le Qi Gong ?

Le Qi Gong est une pratique corps-esprit qui peut aider à améliorer votre santé mentale et physique. Il s’agit de mouvements lents qui favorisent la posture, les techniques de respiration, l’auto-massage et la concentration de l’intention.

La pratique du Qi Gong implique des mouvements répétés et doux qui étirent le corps, renforcent la conscience et augmentent la circulation des liquides organiques.

Le Qi Gong a ses racines dans la médecine traditionnelle chinoise et beaucoup de gens le pratiquent avec la conviction qu’il peut promouvoir la spiritualité, la santé et les arts martiaux.

Le Qi Gong a vu le jour il y a plus de 5000 ans, mais il est maintenant de plus en plus fréquemment utilisé dans le monde moderne. Il y a beaucoup de recherches disponibles aujourd’hui qui montrent à quel point le Qi Gong est efficace.

Beaucoup de gens pratiquent le Qi Gong pour la relaxation, l’auto-guérison, la méditation, l’exercice et aussi pour s’entraîner aux arts martiaux.

Certaines personnes comparent aussi le Qi Gong à une « méditation en mouvement ».

Quelques uns des bienfaits du Qi Gong….

Il y a beaucoup de bienfaits à tirer de la pratique du Qi Gong. Tous ces avantages pour la santé ont un impact extrêmement positif sur votre santé mentale et physique, menant à une vie plus heureuse et plus épanouie.

Là où il n’est pas aussi fatigant physiquement que d’autres exercices comme la course ou l’haltérophilie, le Qi Gong est adapté et facilement accessible pour tous les âges, devenant un mode de vie pour son nombre croissant de pratiquants dans le monde entier. Nous avons énuméré des bienfaits ci-dessous à titre d’information.

Le Qi Gong pour prévenir les blessures articulaires, des os et des ligaments

Le Qi Gong favorise l’équilibre, il nous enseigne à bouger les articulations sans les verrouiller et à tourner sans force musculaire. Comme les ligaments peuvent être trop tendus assez facilement, le Qi Gong est une excellente pratique pour vous aider à détendre vos muscles, surtout si vous tombez.

Il a été démontré que les personnes qui pratiquent le Qi Gong peuvent apprendre à éviter les tensions et à améliorer la circulation des fluides pour aider à réduire l’impact des blessures.

Le Qi Gong favorise un meilleur équilibre, donc cela peut aider avec vos articulations et la flexibilité, c’est ce qui aide à prévenir les blessures articulaires.

Le Qi Gong pour les personnes gravement malades

Si une personne a une mobilité limitée ou est clouée au lit, cela peut parfois affaiblir les muscles et les organes après un certain temps. Cependant, le Qi Gong a de nombreuses techniques que les alités ou les faibles peuvent utiliser.

Beaucoup d’exercices occidentaux impliquent des mouvements rapides ou vigoureux pour renforcer le corps, comme l’entraînement avec poids ou la course à pied. Les personnes alitées ou gravement malades ne pourront malheureusement pas participer à ce genre d’exercices.

Dans le Qi Gong, vous pouvez vous allonger, vous asseoir ou vous lever – tout le monde, peu importe son âge ou son état de santé, peut utiliser le Qi Gong s’il le souhaite. En Chine, le Qi Gong est prescrit aux patients cancéreux pour renforcer leurs défenses naturelles.

Il y a également eu quelques recherches pour soutenir que le Qi Gong peut aussi favoriser la guérison chez les patients atteints de cancer.

Réduire le stress avec le Qi Gong

Comme le Qi Gong est un exercice qui peut aider votre corps et votre esprit, les deux peuvent travailler ensemble à travers la pratique pour promouvoir la relaxation. Lorsque vous commencez à vous détendre tout au long de votre pratique, tout stress que vous subissez devrait être réduit.

Plusieurs des mouvements impliqués dans le Qi Gong peuvent aussi aider à cibler directement certains domaines problématiques, comme la dépression, la frustration ou le stress.

Le Qi Gong est une libération positive qui aide à réduire le stress et à équilibrer votre énergie vitale. Il y a aussi un processus de purification dans le Qi Gong qui peut aider avec les émotions refoulées (y compris le stress).

Le Qi Gong renforce le système immunitaire

Il y a eu des études pour montrer que le Qi Gong peut aider à fortifier le système immunitaire. Une étude qui a été menée a montré que le Qi Gong a aidé à augmenter les 2 types de globules blancs qui composent le système immunitaire lymphatique.

Le système lymphatique est énergisé lors de la pratique du Qi Gong, ce qui peut aussi aider à améliorer le système immunitaire.

Lorsque vous pratiquez le Qi Gong et que vous ouvrez vos canaux énergétiques, cela peut vous aider à accélérer vos capacités d’auto-guérison naturelle.

Renforcer les nerfs avec le Qi Gong

Lorsque vous pratiquez le Qi Gong, les techniques peuvent aider à renforcer la connexion entre le corps et l’esprit. Le Qi (énergie vitale) peut aussi circuler le long des nerfs.

Votre conscience corporelle devrait également augmenter avec la pratique assidue du Qi Gong. Cela peut alors vous mettre en contact avec votre propre système nerveux.

En fin de compte, ce processus devrait aider vos nerfs à devenir plus forts à mesure que votre Qi devient plus fort. Cela peut être d’un grand avantage pour les personnes qui ont une mobilité ou une coordination réduite.

Lorsqu’elle peut aider à renforcer le système nerveux, elle peut aussi aider les personnes qui ont souffert de stress à long terme et qui ont besoin de renforcer leur corps.

Le Qi Gong accélère la récupération

Pour ceux qui ont subi une chirurgie ou une blessure – le Qi Gong peut être une excellente pratique pour aider et accélérer la récupération.

Comme déjà mentionné, les exercices contribuent à augmenter la circulation sanguine dans le corps en utilisant des mouvements doux dont toutes les parties du corps peuvent bénéficier.

Ceci peut alors aider à accélérer la récupération car la circulation et le flux d’énergie seront envoyés à toutes les parties du corps, y compris les parties blessées.

C’est un grand avantage pour les personnes qui se remettent d’une chirurgie ou d’une blessure.

Aidez votre digestion avec le Qi Gong

Un autre avantage des exercices de Qi Gong est qu’il peut être d’une grande aide pour votre digestion. Lorsque vous pratiquerez les mouvements concernés, vous masserez vos organes digestifs.

Lorsque les organes digestifs sont massés, cela augmente la quantité de sang oxygéné qui leur est envoyée. Dans l’ensemble, cela peut aider et améliorer le fonctionnement du système digestif.

Cela peut être particulièrement bénéfique pour toute personne qui a des problèmes avec cette zone comme remède naturel par rapport aux médicaments.

Le Qi Gong stabilise la tension artérielle

Des études ont montré que le Qi Gong peut aider à régulariser la tension artérielle. Une étude qui a duré 30 ans a montré que les personnes qui pratiquaient régulièrement pouvaient arrêter ou diminuer leur consommation de médicaments contre l’hypertension artérielle.

Comme l’exercice améliore la circulation, il augmente également l’élasticité des vaisseaux sanguins. Comme l’hypotension et l’hypertension artérielle sont deux problèmes qui impliquent l’élasticité et la force vasculaires – le Qi Gong peut aider avec les deux.

La Chine prescrit la pratique du Qi Gong pour les deux problèmes de tension artérielle.

Apprendre le Qi Gong

Si vous voulez profiter des nombreux bienfaits pour la santé et débloquer votre énergie vitale, inscrivez-vous à un cours de Qi Gong avec un professeur qualifié….

Billetterie

LA MÉDITATION D’UN POINT DE VUE ÉNERGÉTIQUE

L’approche énergétique de la méditation permet de comprendre son intérêt et ses bienfaits. Selon le Tao, la santé et l’harmonie proviennent de l’équilibre entre lle Yin et le Yang. L’énergie Yang renvoie à une énergie active. Énergie du mouvement et tournée vers l’extérieur, c’est elle que nous favorisons et utilisons dans la journée lors de nos activités diverses (travail, sociabilité, famille…). C’est également elle qui est stimulée lors de toute activité mentale. Elle s’accumule dans le haut du corps et crée des tensions musculaires ou nerveuses lorsque nous « forçons » un peu trop. Selon la théorie des 5 éléments elle se réfère au Feu et au Cœur, organe Yang par excellence.

A l’inverse, l’énergie Yin est l’énergie du repos et de détente. Énergie tournée vers l’intérieur, c’est elle qui nous utilisons pour nous endormir et nous reposer la nuit tombée. Située plutôt dans le bas du corps, c’est l’énergie que nous nourrissons au travers de nos sensations corporelles, s’opposant en cela à l’activité mentale et à l’intellect. Elle se réfère, quant à elle, à l’énergie du Rein, organe Yin par excellence.

Une société occidentale très Yang1009-otto-A

Il ne faut guère réfléchir longtemps pour savoir quel type d’énergie favorise jusqu’à l’outrance la culture occidentale et urbaine dans laquelle nous vivons : la valorisation de la vitesse et du mouvement, de l’intellect et des activités économiques et sociales vont en effet toute dans le même sens, celle de l’énergie Yang.

La plupart des désordres énergétiques que nous pouvons rencontrer en occident sont directement liés à ce sur-investissement de l’énergie Yang. Les problèmes de tensions musculaires, de problèmes de sommeil, de dos, la difficulté à se poser et à lâcher-prise renvoient en effet tous à ce phénomène. Être en mouvement, actif, avoir une activité intellectuelle, ressentir des émotions ou même avoir des périodes ponctuelles de stress n’est bien entendu pas problématique en soi. Ce qui l’est en revanche, c’est d’être constamment dans cette énergie et provoquer un déséquilibre permanent entre cette énergie et l’énergie Yin.

Ainsi, ce qui pose problème en réalité, c’est moins le fait d’être en permanence dans l’énergie Yang que de n’être jamais ou rarement dans l’énergie Yin. Dans cette situation, l’énergie Yang est en quelque sorte sur-nourrie alors que l’énergie Yin est elle délaissée et s’appauvrit, rompant ou accélérant le déséquilibre entre ces deux types d’énergie. Pour comprendre cela, il faut se référer à une des règles de l’énergétique régissant ces deux énergies : la règle du contrôle mutuel : le Yin contrôle le Yang et inversement. Si l’un trop faible, il ne va plus être en mesure de contrôler l’autre qui va devenir dominant et provoquer des désordres énergétiques s’exprimant par divers symptômes plus ou moins importants. L’insomnie en est assurément un des plus fréquents.

L’exemple des insomnies

insomniePour bien comprendre ce processus, prenons donc l’exemple de l’insomnie. L’énergie Yang domine la journée alors que la nuit l’énergie Yin domine et se ressource durant la nuit. Si l’on est démesurément dans l’énergie Yang dans la journée (travail intellectuel harassant, stress, sur-activité et émotions mal gérées), nous sur-stimulons l’énergie de mouvement Yang sans nourrir l’énergie de détente et de repos Yin. Le soir venu, le risque est de ne pas réussir à nous installer dans une énergie Yin, faute d’avoir été suffisamment nourrie. Ou bien, si l’on s’endort sans trop de difficultés par épuisement, le risque est de se réveiller durant la nuit, notamment vers 3-4 heures du matin (heure de plénitude du Foie, organe très Yang lui-aussi), l’énergie Yin appauvrie se faisant en quelque sorte déborder par l’énergie Yang. A moyen terme, on se retrouve dans une situation dite de « faux-Yang » : le vide de Yin, épuisée, ne contrôle plus le Yang hyperactif qui s’exprime de manière inopportune en pleine nuit. C’est précisément cette situation que l’on retrouve chez les gens qui s’étonnent de ne plus réussir à se reposer tout en étant littéralement épuisés.

Et la méditation dans tout cela ?LA MÉDITATION D'UN POINT DE VUE ÉNERGÉTIQUE

Dans cette situation récurrente et caractéristique de notre société hyperactive, la méditation apporte une solution réellement efficace. En effet, le propre de la méditation est de nourrir l’énergie Yin. Elle est en quelque sorte une pratique d’auto-production du Yin. La méditation permet donc de rétablir petit à petit l’équilibre entre l’énergie Yin et l’énergie Yang et de retrouver détente et santé. Voici en détail la position et le mouvement de base que l’on retrouve dans la plupart des pratiques méditatives.

Position

Assis sur le bord d’une chaise – ou en position du lotus si vous tenez la position -, le dos droit, le sommet de la tête vers le haut comme suspendu par un fil (pour cela faites un petit double-mention en penchant très légèrement en avant tout en maintenant un étirement vers le haut). Les mains se superposent à plat en dessous du nombril, le trou formé par les deux pouces l’un sur l’autre se positionnant au niveau du nombril.

Mouvement de base

En vous concentrant sur la chaleur de vos mains, inspirez en gonflant uniquement le ventre. Si cela vous est difficile, inspirez en cherchant à repousser vers mains situées sous le nombril. A l’expire, laissez doucement rentrer votre ventre naturellement en cherchant une sensation de détente ou d’abandon. Ne cherchez pas à expirer avec efficacité ou volontarisme, mais bien plutôt avec douceur. Au bout de l’expire, patientez une ou deux secondes avant de reprendre un nouvel inspire. Cet arrêt du mouvement du ventre est très important à respecter pour l’efficacité de la méditation

L’image de la vague

Pour rendre cet exercice plus efficace, vous pouvez l’agrémenter d’une visualisation, celle du mouvement de flux et de reflux de la vague arrivant sur le sable.

A l’inspire, imaginez que votre ventre se gonfle telle la vague qui monte jusqu’à éclater. A l’expire, la vague s’étiole sur le sable comme si elle venait y mourir ou s’y abandonner. Pendant une ou deux secondes, elle semble même sans mouvement avant de repartir vers un nouveau mouvement de flux. Faites de même avant de reprendre une nouvelle inspiration. Continuez ainsi en harmonisant peu à peu votre respiration à ce mouvement de la vague.

Restez la conscience dans votre ventre

Même si, durant cet exercice, vous cherchez à bien rester dans votre ventre en y ressentant la chaleur de vos mains, votre mental va résister au lâcher-prise. Vous allez vous apercevoir de temps en temps que vous avez quitté la sensation de vos mains et que vous pensez à nouveau aux milles choses qui remplissent votre vie. Peu importe, ne vous énervez pas pour cela, tout ceci est normal. Revenez plutôt tranquillement à la sensation de vos mains et considérez ces pensées comme des nuages dans le ciel que le vent emporte aussi vite qu’ils sont arrivées.
Peu à peu, au fil des jours, vous réussirez à demeurer dans votre ventre de plus en plus longtemps. Vous pouvez également sourire (physiquement) en développant des sentiments de bienveillance et douceur envers vous-mêmes durant tout l’exercice. Cela vous aidera grandement dans votre pratique.

Quelques éléments d’explication

relation-coeur-reinfondgrisCet exercice de base, mêlant respiration ventrale et concentration sur une sensation (chaleur des mains sur le ventre), va vous permettre de vous centrer en faisant descendre l’énergie dans le ventre où réside et se produit l’énergie Yin.

La respiration ventrale garantie une bonne circulation d’énergie dans l’ensemble du corps notamment en détendant le haut du corps où s’accumule généralement l’énergie Yang sous forme de tensions musculaires ou nerveuses. En vous concentrant sur la chaleur de vos mains, vous redoublez cet effet en amenant l’énergie dans votre ventre en y mettant votre conscience suivant en cela une autre grande règle de l’énergétique : « l’énergie suit la conscience ». Autrement dit, si je me concentre sur mon genou, il va y avoir un afflux énergétique sur cet endroit du corps. Ainsi, si je me concentre sur la chaleur de mes mains posées sur mon ventre, l’énergie va s’y diriger, notamment celle en surplus au niveau du haut du corps. La conjonction de ces deux principes dans la pratique de la méditation telle décrite plus haute est au principe de son efficacité.

Si l’on reprend la terminologie fondamentale du Yin (énergie de repos et de détente) et du Yang (énergie de mouvement et de tension), cet exercice va renforcer l’énergie de votre ventre – zone Yin par excellence, au détriment de l’énergie Yang, source de tensions et dont nous débordons le plus souvent. La restauration de l’équilibre entre le Yin et le Yang par cet exercice permet ainsi le lâcher-prise, le repos et plus généralement un bon fonctionnement de l’organisme tant sur le plan physique, psychique qu’émotionnel.

Quand pratiquer?

Le plus important est d’avoir une pratique régulière, même courte. Essayez de trouver le moment le plus propice pour vous. Le matin, avant que tout s’agite peut être le meilleur moment pour vous. C’est le plus souvent en fin d’après-midi en rentrant du travail, consacrant ainsi la coupure entre l’activité (Yang, le mouvement) et les moments plus tranquilles (Yin, le repos). Cela peut être encore juste avant de se coucher pour profiter au mieux du repos de la nuit. Mais on peut également le faire plusieurs fois par jours dès que possible ou dès que l’on en ressent le besoin (transport en commun, voiture, lors d’une réunion ennuyeuse, d’une pause, d’une insomnie, ou encore suite à un énervement, etc.).

Durée de l’exercice

Faites cet exercice au moins pendant dix minutes chaque jour la première semaine. Vous pourrez l’allonger aussi longtemps que souhaité par la suite pour arriver entre 20 minutes et une demie-heure. Un conseil : mettez une alarme ou un réveil pour ne pas vous soucier de la gestion du temps pendant l’exercice. L’intégrer dans votre vie sur un plus long terme vous aidera à prendre soin de « votre intérieur » et à développer une connaissance de vous-mêmes.

Échapper au mythe de la performance

Une des difficultés lorsque l’on commence cet exercice est de se défaire de cette volonté de réussir ce que l’on fait. Faites cet exercice sans y mettre autre chose que le simple (mais grand) plaisir de vous sentir vous détendre et la sensation tout aussi agréable d’être juste là.

La méditation et la gestion de ses émotionsexamen_stess_agoisse

Abordons maintenant la dimension émotionnelle, pour laquelle la méditation est particulièrement efficace et utile. Pour ce faire, nous pouvons regarder rapidement comment appréhender les émotions selon la logique énergétique et la terminologie du Yin et du Yang. Le Foie peut être considéré comme l’organe des émotions. Lorsqu’une émotion nous traverse, le Foie en est affecté et s’agite à la hauteur de la force de l’émotion favorisant la montée de l’énergie vers le haut du corps. Cette énergie montante va alors agiter à son tour le Coeur. Ce dernier étant la demeure du Shen (c’est-à-dire la conscience selon l’énergétique chinoise), l’agitation du Coeur entraîne celle de notre conscience. C’est ce qui explique la sensation de panique ainsi que notre incapacité à réfléchir calmement dans cette situation.
En résumé, lorsqu’une émotion forte nous traverse, elle entraîne une montée de l’énergie vers le haut du corps, d’où les sensations de chaleur à la tête, la rougeur du visage, voir parfois des maux de tête qui ainsi peuvent subvenir dans ces cas-là.

La réaction la plus commune est de chercher à empêcher la montée de cette émotion en contractant le haut du corps. Réaction instinctive mais pas très efficace puisque qu’en bloquant la circulation énergétique, on maintient, voire on accentue, la densité énergétique dans le haut du corps, source de notre difficulté à faire gérer ces émotions.

Pour un certain nombre d’entre nous, cette situation n’est pas que passagère. Face à ces montées émotionnelles récurrentes, on en vient alors, presque inconsciemment, à maintenir ce blocage en permanence comme pour prévenir l’arrivée de nouvelles émotions dérangeantes. Peu à peu, les tensions musculaires et nerveuses s’accumulent et deviennent permanentes. On se ferme alors à ses émotions perçues comme menaçantes et on réduit les échanges avec l’extérieur, lieux d’origine le plus souvent de ces émotions qui nous traversent. Le corps régule alors cette accumulation d’énergie comme il peut, le plus souvent par à-coups échappatoires comme les montées subites et inappropriées de colère ou de manière plus continue et « sournoise » par un état permanent d’anxiété ou d’agitation.

Une autre stratégie beaucoup plus efficace tant sur le corps terme que sur le long terme est de chercher à freiner la montée de ces émotions en densifiant l’énergie dans le bas du corps (énergie Yin) qui en quelque sorte va servir de contre-poids à ces montées émotionnelles. C’est ici qu’intervient la pratique de la méditation.
Comme nous l’avons vu, celle-ci tend à renforcer l’énergie Yin dans le bas du corps (le ventre). Autrement dit, en pratiquant la méditation, nous déplaçons la densité énergétique de notre corps vers le bas et freinons par là-même ces montées émotionnelles intempestives.

L’avantage de la méditation est non seulement de réduire ces montées mais peut-être d’abord d’éviter de bloquer nos émotions. Nous pouvons dès lors les aborder avec plus de sérénité. Nous pouvons les écouter, comprendre ce qu’elles nous racontent sur notre état, sur notre façon de réagir, sur notre rapport à l’extérieur. Bref, nous pouvons nous en nourrir et non plus les craindre. Réside ici la principale source de sérénité qu’il nous est donner d’atteindre…

(source: Conscience 33)

 

Le Tao est un outil de transformation

Le taoïsme (chinois: 道教, pinyin: dàojiào, « enseignement de la voie ») est un des trois piliers de la pensée chinoise avec le confucianisme et le bouddhisme et se fonde sur l’existence d’un principe originel à l’origine de toute chose, appelé « Tao ».

Taoïsme: Le Tao - 道 dào « la Voie », calligraphié en style 行書 xingshu « écriture cursive »

Le signe chinois du Tao représente le chemin, la voie ou la loi de la nature, le principe qui domine toute chose. Le taoïsme est une doctrine qui s’est développée dans la Chine ancienne dont les origines remontent au moins à deux ou trois millénaires. Il s’agit d’un concept général qui comporte deux courants distincts, l’un étant une philosophie de la vie et l’autre une forme de religion.

Pendant des millénaires, les taoïstes se sont livrés à l’étude de la vie et de la nature pour en déterminer des lois et ils ont découvert que les mêmes lois régissent tout ce qui existe dans l’univers, que tout est lié. Cette philosophie est devenu un mode d’existence, très orienté sur la pratique et qui englobe tous les domaines.

Taoïsme: moine TaoïsteLes concepts et les pratiques du Taoïsme ont été retransmis oralement, a des disciples choisis ou dans le cadre d’une tradition familiale.

Un des objectif du taoïsme est l’immortalité de l’esprit et de la conscience, puis les taoïstes se sont tournés vers la maîtrise de l’énergie Qi. Ils considèrent l’unité de toutes choses et la vie en harmonie avec la nature et ses lois.

Ils cherchent à acquérir une autonomie personnelle et une indépendance spirituelle, à travers la découverte et le développement de leur propre force intérieure afin de comprendre le sens de leur vie et pour se réaliser.

Le taoïsme comprend un grand nombre d’autres sujets car il englobe tous les domaines de la vie comme la politique, l’art de la guerre, l’astrologie, la médecine… L’acupuncture, thérapie fondée sur l’équilibre énergétique, la théorie des méridiens, la doctrine du Yin et du Yang, le contrôle des forces dans les arts martiaux, le Tai Chi, le Qi Gong, la diététique des cinq éléments sont issus eux-mêmes de ces tendances.

Le Tao est un outil de transformation ; transformation d’énergies, d’émotions et de situations. Il nous offre à cet usage, les connaissances de base théoriques indispensables ainsi qu’une multitude de pratiques spécifiques nous permettant d’avoir accès à notre force intérieure, nous aider à nous affirmer et à vivre de manière autonome, il contribue à l’épanouissement et à la réalisation de notre potentiel individuel.

Taoïsme: L’embryon immortel — méditation taoïste

Cette philosophie est facile à comprendre et à appliquer. Des exercices et des techniques simples permettent de se retrouver directement en contact avec la vie courante. Il inclue méditation et exercices respiratoires qui accompagnent et peuvent guérir ou tout du moins aider à la guérison de toutes sortes de maladies. Des recherches menées en Chine dans plusieurs hôpitaux ont permis de dresser une liste de toutes les maladies qui peuvent bénéficier de différents types de méditations comme par exemple, certaines maladies mentales, certaines maladies chroniques, hyper et hypotension, les troubles cardiaques, pulmonaires, l’ulcère, l’entérite et hépatite chronique, la neurasthénie, les troubles sexuels, artériosclérose cérébrale…. Les résultats sont obtenus sous réserve d’une pratique assidue et régulière en complément de soins classiques de la MTC.

Dans certaines cliniques et hôpitaux de MTC, ces méditations sont appliquées avec succès et des rapports officiels commencent à toucher l’Occident.

Séminaire: Nei Dan (méditation taoïste) – Vivre le Tao au quotidien

Tao : la voie vers la libération du corps et de l’esprit

Le Tao est généralement traduit par le mot voie, chemin, il exprime aussi l’idée du mouvement créatif et évolutif, d’avancée vers, de parcourir…

Tao : la voie vers la libération du corps et de l’espritLe concept du Tao évoque la force primordiale qui anime toute chose présente dans l’univers, de la plus grossière et inerte des matières, à la plus subtile et infime des énergies. Sa représentation la plus connue est celle du Taï-Ji, qui symbolise l’union de la dualité Yin-Yang en mouvement.

En occident, le Tao est abordé généralement sous deux aspects, certains le considèrent comme une philosophie, d’autres comme une religion. Ces deux termes, philosophique et religieux, n’existaient ni dans la conception Taoïste ni dans la langue chinoise originelle. Il s’agit en fait d’un ajout des premiers occidentaux qui ont voulu en comprendre le sens réel.

En effet, ces derniers se retrouvaient souvent démunis face à un système totalement différent et éloigné de la culture et système de pensée occidentale. D’autant plus que le Tao plutôt que d’être analysé ou débattu, doit avant tout se vivre et s’expérimenter.

Pour les Taoïstes, l’harmonie réside essentiellement dans l’équilibre entre son corps, son cœur et son esprit. Le Tao invite ainsi à se remettre en phase avec l’authenticité primordiale de la nature, de la vie et de ses rythmes.

Pour y parvenir, l’homme doit apprendre à se libérer des contraintes de son mental pour que son esprit en soit ainsi libéré. C’est en ce sens que le Taoïsme encourage la spontanéité, l’insouciance, le détachement et la liberté individuelle. Il prône également l’éloignement des rigueurs et des pressions de la vie en société, tout en mettant l’accent sur l’entraide envers son prochain.

Par ailleurs, le Taoïsme est une des plus anciennes sciences de la vie. En effet, les plus vieilles traces écrites remontent à la même époque que la naissance du bouddhisme (vers 500 ans av JC), mais le Tao serait bien antérieur, puisque dans les textes fondateurs on y trouve de multiples références aux hommes sages, qui bien avant ces écrits (2 à 3000 ans av JC), savaient vivre en accord avec la nature en appliquant les préceptes du Tao.

Le Tao invite à comprendre l’union des contraires qui sont par nature opposés mais indissociables, pour ainsi établir une relation saine et durable avec son environnement. C’est le domaine de la santé et du bien-être qui en est l’élément principal, santé à envisager dans tous les sens du terme, du corps physique, émotionnel, psychique et spi-rituel, avec l’idée maîtresse d’un esprit sain dans un corps et un environnement sains.

Puisque le Tao ne s’apprend pas, son étude se fait notamment par le biais du ‘kan Yu Shu’, l’art d’observer le Ciel et la Terre. Le Kan Yu Shu invite à réfléchir à une modélisation de l’univers identique à celle qui régit le corps humain et les écosystèmes qui existent sur terre, en leur appliquant avec facilité et clarté les mêmes règles de fonctionnement.

En outre le Tao n’est fondé ni sur une croyance ni sur aucun dogme, mais sur des faits observables, qui ont été compilés pendant plusieurs millénaires. De ces observations ont été extraites des théories transposables en toutes choses. On retrouve ainsi ces préceptes, dans des domaines aussi variés tels que la médecine traditionnelle chinoise, les pratiques corporelles de santé (Tai-ji-quan, Qi Gong, Arts Martiaux), la diététique, le développement personnel (méditation, maîtrise de la respiration et de l’esprit, éducation à la nature), l’architecture, l’urbanisme et les jardins (Feng-Shui), l’écriture (calligraphie), la peinture, l’astronomie et a même été appliqué jusque récemment dans le système gouvernemental et l’art chevaleresque de la guerre.

C’est en somme toute la société chinoise (et japonaise) qui a fonctionné selon ces principes pendant plusieurs millénaires. Et l’ensemble de ces sociétés se basait sur l’application de valeurs vertueuses telles que le respect des parents, des aînés et des ancêtres, du rang familial, des règles communautaires, et surtout du respect de la nature et des cycles saisonniers.Le Tao est uniquement basé sur une pragmatique transposable dans la vie de tous les jours.

Il est profondément naturaliste, puisqu’il permet de comprendre le fonctionnement de l’homme, des saisons, de la vie animale et végétale, de la nature en général. Il devient ainsi possible d’y puiser un modèle d’équilibre pertinent et efficace sur le long terme, où l’être humain peut baser son quotidien de manière sereine.

Le tao est vide
Jamais l’usage ne le remplit.
Gouffre sans fond
Il est l’origine
De la multitude des êtres et des choses.
Il émousse ce qui tranche
Démêle les noeuds.
Discerne dans la lumière
Assemble ce qui, poussière, se disperse.
D’une profondeur invisible
Il est là
Enfant de l’inconnu
Ancêtre des dieux.
-Lao Tseu
Extrait de ‘Tao Te King’

Le ‘Kan Yu Shu’ pour communier avec la nature

À force d’être pris par notre quotidien, nos sens se sont atrophiés et faire une pause est un moment propice à la redécouverte des aptitudes endormies. Les pratiques Taoïstes, exécutées dans des espaces naturels, offrent à l’homme une véritable possibilité d’y vivre en symbiose.

Elles sont basées essentiellement sur une observation attentive de la nature et de toutes ses composantes. L’homme, lorsqu’il s’arrête et fait l’effort d’être dans l’instant présent, a l’opportunité de rentrer en contact direct avec tout ce qui l’entoure. L’objectif principal est de nourrir le corps et l’esprit en souffles vitaux, pour maintenir la santé et atteindre la longévité. De nombreuses techniques existent pour développer ces perceptions qui sont indispensables à notre équilibre intérieur.

Regarder, écouter, goûter, sentir, toucher, dans de bonnes conditions vont nourrir nos sens en énergies vitales et alimenter notre esprit de façon bénéfique. En parallèle de ces diverses pratiques, un seul procédé central, vivre la/sa respiration dans l’instant présent. L’instant présent est en effet le juste milieu entre le passé et l’avenir, c’est le vide médian, l’espace d’où l’esprit peut englober la totalité de l’existence.

L’instant présent, par le biais des sens, unifie les contraires et laisse émerger la compréhension. Lorsque nous vivons notre respiration en symbiose avec l’instant présent, elle s’unifie à la respiration de la nature.

Observer et expérimenter…

L’être humain passe son temps à s’affairer et s’occuper à de multiples taches quotidiennes. La plus grande partie de son attention est accaparée par ses activités routinières. De ce fait pour développer une observation correcte, il est nécessaire de s’arrêter, de sortir de ses automatismes quotidiens. De s’octroyer un moment à soi, pour observer la vie, observer sa vie, s’observer dans la vie.

Observer régulièrement, un sujet particulier ou un ensemble de phénomènes présent dans la nature, permet d’en extraire plus d’informations. Pour plus d’efficacité, il est indispensable d’adopter une certaine attitude, être ni trop fermé (rationnel qui veut des preuves), ni trop ouvert (croyances aveugles).

L’attitude adéquate se trouve entre ces deux extrêmes, le secret pour développer une observation enrichissante, sera de combiner conjointement l’observation et l’expérimentation, tout en conservant son sens critique. De plus, l’observation nous oblige à respecter les rythmes de la nature, à mieux les appréhender pour y percevoir les relations qui existent avec nos propres rythmes biologiques (cardiaque, respiratoire, organiques…). L’observation doit être attentive et soutenue dans le temps.

Ainsi, elle nous plonge dans l’expérimentation, base incontournable pour accéder à la compréhension du fonctionnement de la nature et des secrets de la/sa vie.
La connaissance théorique n’est que partielle, elle peut évidemment nous servir, mais ne peut nous apporter ce que l’expérience contient. Nous pouvons comprendre intellectuellement des milliers de choses, puis en discourir, mais cela aboutit à l’encombrement de l’esprit . Lorsque le mental étudie un sujet, il n’en saisit qu’une partie, le mental joue le rôle de diviseur, teinté de jugement qui aime ou qui n’aime pas. Ce qui fausse d’ambler l’expérience. Une théorie n’a de sens que lorsqu’elle est éprouvée par la pratique.

Le mental qui la saisit, s’empresse toujours d’y adjoindre des limites. Pour qu’elle puisse prendre tout son sens, il faut l’éprouver dans le temps. La compréhension se trouve dans la découverte de la réponse. Dans l’étude du ‘kan Yu Shu’ il est impératif de toujours expérimenter les théories par soi-même. Un professeur peut vous montrer la voie à prendre, seul vos pas, sur le chemin indiqué, vous apporteront une véritable compréhension.

(Source: www.lematinal.com)


Séminaire: Nei Dan (méditation taoïste) – Vivre le Tao au quotidien