Détox : A la (re) découverte du Qi Gong

Le corps lourd à la sortie de l’hiver, encombré des toxines accumulées tout au long de la saison et qui donnent l’impression de bloquer toute notre énergie… Et si on apprenait à refaire circuler cette énergie pour détoxifier notre corps et notre esprit ? C’est le moment de partir à la (re)découverte du Qi Gong, ces techniques ancestrales chinoises dont les adeptes sont de plus en plus visibles dans les parcs et jardins de nos villes.

Détox : A la (re) découverte du Qi Gong  Un petit rappel d’abord à l’usage de ceux qui ne maitrisent pas les idéogrammes chinois : « qi », se traduit par souffle, énergie et « gong », désigne tant le travail, le moyen utilisé, que la maîtrise, le but recherché. Le Qi Gong « travail de l’énergie » regroupe un ensemble de pratiques énergétiques visant à l’épanouissement individuel et au bien-être, à l’entretien de la santé, à l’harmonie entre le corps et l’esprit ainsi qu’à l’équilibre général entre les parties du corps et les systèmes qui le composent. 

« Ces techniques se pratiquent toute l’année mais il est notamment conseillé d’appliquer ces méthodes au moment du printemps, car dans le cycle des saisons, le printemps correspond à l’énergie du foie, qu’il faut libérer des stagnations, aider à éliminer les déchets, et agir aussi sur le système digestif, l’estomac, les intestins pour les aider aussi à mieux transformer et mieux éliminer les toxines », explique Dominique Casays, kinésithérapeute spécialisé en massage chinois, président des Temps du Corps et de la Fédération de Qi Gong et des Arts énergétiques.
Le plus simple est de commencer par un travail du souffle pour purifier les tissus. Inspirez par le nez, expirez par le nez ou par la bouche, par une respiration abdominale – on inspire on gonfle le ventre, on expire on dégonfle le ventre, cette respiration masse les organes. Les plus expérimentés peuvent opter pour la respiration inversée, plus tonifiante, qui consiste à inspirer en contractant le périnée et légèrement la sangle abdominale et le diaphragme pour faire une petite pression dans le ventre qui amène de l’énergie, et en expirant on relâche tout doucement afin de répartir l’énergie dans le ventre.
Ce travail sur le souffle peut se pratiquer seul, ou en accompagnement de mouvements lents calqués sur les trajets des méridiens d’énergie (Doa Yin ). Il se pratique à tout moment, quand on a du temps pour une pause, assis, debout, en attendant le métro ou un train. Idéalement deux fois dans une journée.
Dominique Casays conseille de terminer ces exercices de respiration détox le soir en se couchant. Allongé, on respire plus profondément, sans forcer, les mains sur le bas des côtes, de chaque côté de l’estomac, l’une près du foie, l’autre près de la rate et on se masse par de petits mouvements circulaires.
« La perception des mains amène déjà une sensation dans la région, en inspirant on amène l’énergie vers région du foie et en expirant on imagine que tout se relâche à l’intérieur. Cela permet au foie, qui devient un réservoir de sang la nuit de mieux se relâcher et de mieux faire fait son opération de nettoyage ». Et en prime cet exercice détox favoriserait le sommeil !

(Le Parisien)

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