ETUDE : Les effets anti-dépresseurs du Qi Gong chez les femmes atteintes du syndrome de fatigue chronique (SFC).

Résumé  de l’étude :

Cette récente étude démontre que la signalisation par l’adiponectine(*) joue un rôle important dans la médiation des effets de l’exercice physique sur la neurogenèse hippocampique et l’anti-dépression chez la souris. On ne sait toujours pas si les résultats peuvent être appliqués aux humains. Cette étude visait à étudier les effets de la pratique du Qi Gong sur l’adiponectine et à évaluer si l’adiponectine est impliquée dans les effets anti-dépresseurs de ce Qi Gong sur le syndrome de fatigue chronique (SFC). Il s’agit d’un essai randomisé, contrôlé par liste d’attente. Cent huit participantes ont été assignées au hasard à des groupes d’exercices de Qi Gong ou de listes d’attente. Seize cours de Qi Gong d’une heure et demie ont été données. Des mesures des résultats ont été prises à trois moments précis. Les taux d’adiponectine de base ont été associés négativement au poids corporel, à l’indice de masse corporelle, au tour de taille, au tour de hanches et au rapport taille/hanche chez les femmes atteintes de dépression, d’anxiété ou de fatigue semblable au SFC. Comparé au contrôle de la liste d’attente, la pratique du Qigong a réduit significativement les symptômes d’anxiété et de dépression et a augmenté significativement les taux d’adiponectine plasmatique (médiane = 0,8 vs -0,1, p < 0,05). Fait plus intéressant, l’augmentation des taux d’adiponectine après la pratique du Qi Gong a été associée à une diminution des scores de dépression dans le groupe de Qi Gong (r = -0,38, p = 0,04). De plus, l’analyse de régression linéaire ajustée a également identifié la pratique du Qigong et la variation des taux d’adiponectine comme étant les facteurs significatifs de la réduction des symptômes de dépression. Le Qi Gong a augmenté de façon significative les taux d’adiponectine chez les femmes atteintes d’une maladie semblable au SFC. La diminution des symptômes de dépression était associée à une augmentation des taux d’adiponectine après la pratique de Qi Gong, ce qui indique que la contribution potentielle de l’adiponectine à la pratique du Qi Gong a entraîné des effets anti-dépresseurs chez ces sujets humains.

(*) [L’adiponectine est une adipocytokine, c’est-à-dire une molécule produite par le tissu adipeux, qui est impliquée, entre autres, dans la régulation du métabolisme des lipides et du glucose.]

Source: Adiponectin Potentially Contributes to the Antidepressive Effects of Baduanjin Qigong Exercise in Women With Chronic Fatigue Syndrome-Like Illness