Le Qi Gong (article « Bien et Bio ») – « entraînement énergétique »

Screenshot from 2015-03-14 17:06:51Que les Chinois soient des millions à pratiquer des exercices quotidiens, sur le pas de leur porte, dans les parcs ou même à l’usine, est de notoriété publique; il s’agit généralement de Tai Ji Quan et de Qi Gong (se prononce tchi koung). Ensemble, ces deux approches sont considérées comme étant de l’ « entraînement énergétique », selon les principes de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC).

La pratique régulière du Qi Gong sert à renforcer et assouplir la structure musculosquelettique

entraînement énergétique: Le Qi Gong ou comment renforcer et assouplir la structure musculosquelettiqueRappelons qu’outre l’entraînement énergétique, la MTC comprend quatre autres pratiques : la diététique, l’acupuncture, la pharmacopée et le massage Tui Na.

Un des concepts fondamentaux de la Médecine traditionnelle chinoise étant le Qi, ce flux énergétique omniprésent, et Gong voulant dire travail ou entraînement, le Qi Gong est une pratique qui consiste à entraîner le Qi, c’est-à-dire à le renforcer, l’accroître, l’épurer, l’équilibrer et le faire circuler harmonieusement dans le corps et l’esprit. Pour une présentation du Qi et des principes de base de la Médecine traditionnelle chinoise, voir cette fiche.

La pratique régulière du Qi Gong sert à renforcer et assouplir la structure musculosquelettique et à optimiser toutes les fonctions de l’organisme dans le but d’entretenir la santé et même, d’assurer la longévité. Dans certains cas, elle peut aider à la guérison. C’est aussi une bonne préparation à toutes les activités sportives, artistiques et éducatives parce qu’elle favorise la concentration. Il existe également des exercices destinés spécifiquement à préserver l’énergie sexuelle.

Maîtriser le Qi

Par le contrôle du corps, de la respiration et de la pensée, les adeptes du Qi Gong apprennent donc à percevoir leur Qi et à le diriger le long des trajets d’énergie (les méridiens de l’acupuncture). Ils en viennent éventuellement à pouvoir absorber directement l’énergie de la terre, du ciel ou de la nature. Pour pratiquer le Qi Gong, on utilise :

  • Des visualisations et des méditations.
  • Des exercices respiratoires.
  • Des postures immobiles, tenues un certain temps.
  • Des mouvements très diversifiés et généralement très lents, ou des enchaînements de mouvements.
  • Des étirements et des ondulations.
  • Une grande attention mentale.

Mentionnons que le Qi Gong se distingue du Tai Ji Quan par ses mouvements plus courts et isolés qui peuvent parfois être exécutés en position couchée, alors que le Tai Ji Quan est essentiellement pratiqué en posture verticale.

Une connaissance approfondie de la Médecine traditionnelle chinoise n’est pas indispensable à la pratique du Qi Gong, mais certaines notions sont utiles pour une pratique personnelle avertie. On peut s’en tenir à le considérer comme une gymnastique, mais ce serait passer à côté de ses vastes possibilités. Les enseignants de Qi Gong, par contre, doivent avoir une excellente compréhension de la MTC afin d’orienter les pratiquants vers les exercices appropriés à leur condition.

En pratique, formations, livres

L’ensemble des auteurs affirme que, pour en ressentir les bienfaits, le Qi Gong doit être pratiqué tous les jours pendant un minimum de 20 minutes, idéalement 45 minutes.

Bien que de nombreux livres puissent aider les personnes désireuses d’adopter une telle pratique, les instructions d’un enseignant qualifié seraient indispensables pour atteindre l’état d’esprit ainsi que les postures et les mouvements justes ; cela permettrait également d’éviter les exercices qui ne conviennent pas à son état mental ou physique. Évidemment, les périodes de cours devront être complétées par des périodes d’entraînement.

Formation

L’enseignement du Qi Gong n’est régi officiellement par aucun organisme ni aucune association, ni en Europe ni en Amérique. Si aucune école québécoise ne décerne de diplôme, quelques instituts européens le font. À l’Institut International de Qi Gong, par exemple, on donne une formation de praticien (240 heures sur deux ans) et de professeur (360 heures sur trois ans). Plusieurs écoles de Qi Gong ouvertes au grand public donnent aussi de la formation professionnelle de même que certains instructeurs privés.

Une telle formation doit comprendre à la fois théorie (philosophie taoïste, énergétique chinoise, anatomie, etc.) et pratique.

Livres

– Bruney Michael. The Gigong Year : A seasonal Guide to Movement, Breathing and Meditation, Storey Books, États-Unis, 2002.
Un petit livre très « chouette » avec des exercices archisimples pour qui veut aborder cette pratique en douceur et très graduellement.

– Carnie L.V. Qi Gong : méthode traditionnelle chinoise pour rester jeune et en santé, Éditions de l’Homme, Canada, 1998.
Une introduction simple et claire.

– Chia Mantak. Guérison par le Chi Kung taoïste, Guy Trédaniel éditeur, France, 2002.
Le plus récent livre de ce grand maître d’une approche appelée Tao de la santé, et auteur prolifique; beaucoup d’illustrations couleur pour faire comprendre les mécanismes en jeu.

– Ferraro Dominique. Qi Gong pour les enfants, Le Courrier du Livre, France, 2000.
Dès 6 ou 7 ans, les enfants peuvent être initiés à des exercices simples qui peuvent les aider dans leur développement psychophysique.

– Jahnke Roger. The Healing Promise of Qi – Creating Extraordinary Wellness Through Qigong and Tai Chi, McGraw-Hill, États-Unis, 2002.
Un des excellents livres en anglais écrit par un docteur en médecine chinoise et maître de Qi Gong, qui explique clairement les principes de base de l’approche chinoise et propose plusieurs exercices.

– Migaud Martine. Qi Gong : la médecine des souffles, Éditions Godefroy, France, 1995.
Dans la mesure où on peut apprendre le Qi Gong dans un livre, celui-ci est un excellent guide. Écrit par une médecin et acupunctrice.

– Reid Daniel. A Complete Guide to Chi-Gung : Harnessing the Power of the Universe, Shambala Press, États-Unis, 1998. Une introduction substantielle, surtout théorique.

– Réquéna Dr Yves. À la découverte du Qi Gong, Guy Trédaniel éditeur, France.
Par le directeur de la formation à l’Institut International de Qi Gong.

– Zhao Jin-Xiang. Le Qi Gong chinois de l’envol de la grue, Guy Trédaniel éditeur, France, 1991. Pour qui veut passer directement à la pratique. Cette approche-ci, développée par l’auteur, comprend cinq enchaînements de mouvements.

– Zöller Joséphine. Qi Gong : exercices énergétiques de santé, Édtions Dangles, France, 1990. Un livre pour une pratique sérieuse, écrit par une femme médecin allemande, avec des centaines d’exercices dont plusieurs sont présentés en fonction de différentes affections.

Recherches scientifiques sur le Qi

Depuis 25 ans, le Qi a été surtout mesuré en ayant recours à des maîtres capables d’émettre du Qi (sur des cellules en éprouvettes ou des rats de laboratoire, par exemple) et sur le corps desquels on observait des réactions physiologiques. Parmi ces recherches, mentionnons celle dont la conclusion se lit comme suit : « Les résultats sont conséquents avec les recherches in vivo effectuées sur des humains et suggèrent que le Qi émis possède un puissant effet stimulant sur l’activité des cellules tueuses naturelles (natural killer cells). Cette étude offre un appui scientifique direct au fait que le Qi puisse affecter positivement l’immunité cellulaire humaine. »
Recherches scientifiques sur les applications thérapeutiques du Qi Gong

Malheureusement, peu de recherches sur les applications de la pratique du Qi Gong se conforment aux stricts protocoles scientifiques. Il est en effet pratiquement impossible de mener des études en double aveugle avec placebo, comme l’exige la méthodologie scientifique. Par ailleurs, les recherches menées en Chine depuis 25 ans sont rarement publiées en Occident. Cela dit, voici les conclusions des principales études disponibles.

Capacité respiratoire. Le plus grand nombre de recherches répertoriées par Pubmed concerne le renforcement du système respiratoire chez les personnes souffrant de différentes maladies affectant ce système. Si certaines n’ont observé que peu ou pas d’amélioration, une synthèse de plusieurs recherches auprès d’asthmatiques a révélé que la combinaison du Qi Gong avec la médication avait permis de réduire les doses de médicaments et la durée des hospitalisations. Une autre recherche menée en Allemagne auprès de 30 patients pendant six mois en est arrivée à la conclusion que la pratique régulière du Qi Gong aidait à réduire la sévérité de l’asthme.

Hypertension. Le second sujet le plus fréquent dans les recherches répertoriées est l’hypertension. Selon une synthèse de plusieurs d’entre elles, les résultats indiquent que la pratique du Qi Gong peut avoir un effet positif sur cette maladie. D’après une autre synthèse d’études cliniques sur la pratique du Qi Gong, on a observé une réduction des accidents vasculaires cérébraux et de la mortalité ainsi qu’une réduction de la médication requise pour le contrôle de la tension artérielle. Effets secondaires de la médication anticancéreuse. Selon une synthèse de recherches menées auprès de cancéreux sous médication, la pratique du Qi Gong réduirait les effets secondaires de la médication.

Sevrage de l’héroïne. Lors d’une étude clinique réalisée en Chine auprès d’un groupe d’hommes en cure de désintoxication, le tiers des participants a participé à des sessions quotidiennes de Qi Gong, un autre tiers a pris des médicaments tandis que le troisième tiers servait de groupe témoin. Les résultats ont montré que le Qi Gong accélère le processus de désintoxication, réduit les symptômes de sevrage et diminue l’anxiété.

Applications thérapeutiques

Le Qi du maître guérisseur

Dans son application médicale, le Qi Gong est de deux natures : il y a celui que l’on pratique pour soi (Qi Gong Yang Sheng), dont il est principalement question dans cette fiche, et celui qu’un maître peut appliquer sur un malade (Qi Gong Waiqi). Dans ce cas, un maître ayant atteint une très grande expertise peut non seulement émettre du Qi, mais l’orienter spécifiquement sur un organe malade. Des récits rapportent que de telles personnes peuvent anesthésier des patients pour une chirurgie, réparer des blessures et même soigner un cancer. Plusieurs recherches différentes ont effectivement mesuré une charge biomagnétique (jusqu’à mille fois supérieure à la normale) au bout des doigts des intervenants lors de l’émission du Qi.

Selon la perspective de l’énergétique chinoise, tous les « guérisseurs » émettent du Qi, quel que soit le nom qu’on donne à leur approche. Les pratiques de guérison sont toutefois interdites en Occident, bien que plus ou moins tolérées parce que considérées comme anodines ou fantaisistes (puisque le praticien ne touche même pas son patient), pour autant que la personne n’empêche pas le patient de recevoir un traitement médical. Non réglementées, ces pratiques se font très discrètes, d’où la difficulté de trouver des praticiens compétents. Il existe probablement des maîtres de Qi Gong Waiqi en Europe et au Québec, bien que rares, et ils seraient plutôt d’origine chinoise (la pratique étant encore très jeune en Occident), mais il existe probablement aussi des charlatans…

Processus plus que miracle

Selon ce que nous a dit Martine Migaud, acupunctrice et enseignante de Qi Gong, l’essentiel de cette approche ne consiste pas en des « recettes miracles » susceptibles de guérir spécifiquement telle ou telle maladie, mais en une puissante force capable de mettre en oeuvre les mécanismes autonomes de guérison dans l’individu qui entreprend la pratique et persévère. Une même classe peut regrouper des personnes qui veulent se maintenir en forme, d’autres qui cherchent à se libérer du stress et d’autres encore qui souffrent de maladie.

Selon l’Institut européen de Qi Gong, la pratique régulière d’exercices appropriés (parmi une très vaste gamme) permettrait les applications suivantes :

Comme mode de prévention. Assouplissement, détente, relaxation, gestion du stress, équilibre psychosomatique, meilleure vitalité, prévention des maladies, entretien de la mémoire, meilleur sommeil.

Comme approche curative. Améliorer la santé des personnes souffrant de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, d’insomnie, de déficit oculaire, de diabète, de paralysie, de maladies dégénératives, de déficit profond de l’immunité, d’asthme, d’hypercholestérolémie, pour n’en nommer que quelques-unes.

Pour l’épanouissement sportif. Augmenter la qualité du contrôle, l’endurance, la respiration et la capacité de propulsion soudaine.

Pour le développement personnel. Moduler la réponse émotionnelle et l’adaptation au stress psychoémotionnel ou affectif; favoriser, tant chez l’adulte que l’enfant, la mémorisation, l’effort intellectuel, mais aussi l’imagination et la créativité.

Pour l’ouverture spirituelle. Favoriser le développement de certaines qualités, comme le calme, la sérénité et le lâcher-prise.

Une science venue du Tao

Bien qu’elles aient toutes une base commune (la conception taoïste de l’équilibre du Yin et du Yang) et des pratiques similaires, on peut distinguer trois grands types d’écoles traditionnelles de Qi Gong :

  • spirituelles, dont l’objectif est surtout de libérer l’esprit;
  • martiales, dont font partie les différentes formes de Tai Ji Quan (ou Tai Chi), appelé aussi « boxe avec l’ombre »;
  • médicales.

On croit que la science du Qi est étudiée en Chine depuis au moins 3 000 ans et qu’elle se serait manifestée sous des milliers de formes au fil du temps. Les personnes ayant développé une grande maîtrise martiale de cette énergie seraient capables, semble-t-il, de terrasser un adversaire sans le toucher ou de développer une résistance physique hors du commun; en Chine, il arrive de voir certains « maîtres » monnayer ces capacités inhabituelles dans des foires… D’autres auraient développé une maîtrise médicale et seraient capables de guérir des personnes sévèrement malades. Après plusieurs années d’interdiction de toute forme de Qi Gong par le régime communiste, la Chine fait aujourd’hui la promotion de simples exercices de santé auprès de sa population et dans les hôpitaux. C’est grâce, en bonne partie, aux moines taoïstes que la connaissance profonde du Qi aurait été maintenue vivante et pourrait encore être apprise.

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.
Bibliographie

Novey Donald W. (Dir). Clinician’s Complete Reference to Complementary & Alternative Medicine, Mosby Inc., États-Unis, 2000.
René de Cotret Léon. Dossier Qi : L’émergence du Qi, L’arrivée du Qi Gong, Le Qi selon Mantak Chia, Guide Ressources, numéros de septembre, octobre et novembre 1994.
Institut Supérieur de Médecine Chinoise Guang Ming.  www.chinamed.be
Institut européen de Qi Gong.  www.ieqg.com
PubMed – National Library of Medicine.
Qigong Institute.  www.qigonginstitute.org

Notes

1. Seto A, Kusaka C, Nakazato S, et al. Detection of extraordinary large bio-magnetic field strength from human hand during external Qi emission. Acupunct Electrother Res. 1992;17(2):75-94.
2. Lee MS, Huh HJ, Jang HS, et al. Effects of emitted Qi on in vitro natural killer cell cytotoxic activity. Am J Chin Med. 2001;29(1):17-22.
3. Sancier KM. Therapeutic benefits of qigong exercises in combination with drugs. J Altern Complement Med. 1999 Aug;5(4):383-9. Synthèse.
4. Reuther I, Aldridge D. Qigong Yangsheng as a complementary therapy in the management of asthma: a single-case appraisal. J Altern Complement Med. 1998; 4: 173-183.
5. Mayer M. Qigong and hypertension : a critique of research. J Altern Complement Med. 1999 Aug;5(4):371-82. Synthèse.
6. Li M, Chen K, Mo Z. Use of Qi Gong therapy in the detoxification of heroin addicts. Alternative Therapies. 2002 Jan-Feb Vol.8, No.1, p.50-59.

Source : le Réseau Protéus

(article d’Ann Charlotte – « Bien et Bio »)

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(« Le bien-être par le Qi Gong »)

Que peut nous apporter le Qi Gong au quotidien ?

Dr Yves Réquéna
Yves Réquéna, docteur en médecine, acupuncteur et phytothérapeute, spécialiste de la médecine chinoise et du Qi Gong, auteur et conférencier de renommée internationale, est le directeur de l’IEQG (Institut Européen de Qi Gong) et médecin référent de l’Union Pro Qi Gong – FEQGAE

D’abord et avant tout l’occasion de bouger. Bouger c’est vivre. Bouger, entretient les muscles et les articulations. Tout comme le sport d’ailleurs.
Mais le Qi Gong est plus puissant sur les articulations, l’ankylose, l’arthrose que le sport. Au point que la pratique quotidienne du Qi Gong améliore à coup sûr l’arthrose.
A la différence encore du sport qui fait « circuler le sang et entretient la pompe cardiaque », le Qi Gong fait bouger le Qi et équilibre la répartition des énergies dans notre corps, du Yin et du Yang, en haut et en bas, à l’intérieur et à la surface.

Le Qi Gong joue sur la vitalité et les moyens de récupérer en cas de grande fatigue, de surmenage, de maladie, du décalage horaire. Au quotidien, cette vitalité renforcée protège des effets secondaires du stress, que l’on maîtrise mieux, augmente la résistance à l’effort physique et intellectuel, la résistance aux maladies. Le Qi Gong fortifie tous les organes, la moelle épinière et le cerveau, l’immunité.

Il existe des preuves scientifiques de l’action bénéfique sur l’hypertension, le cholestérol, l’anxiété, l’insomnie, et des effets anti-vieillissements: poussés, notamment par l’action sur les hormones GH, ACTH, mélatonine, cortisol…

Il y a plusieurs moyens ressources pour optimiser sa forme avec le Qi Gong et chacun a sa spécificité complémentaire. 

Positions statiques : moyen le plus puissant pour fortifier la vitalité.
Mouvements : pour aider muscles et articulations, faire circuler le Qi dans les méridiens et nourrir tous les organes et tous les tissus.
Respirations assises et concentrations : pour raffiner l’énergie du corps et augmenter la maîtrise de l’esprit.
Sons thérapeutiques : pour faire vibrer l’organe, le purifier et le drainer.
Auto-massages : pour éveiller le Qi à circuler et pour prévenir le vieillissement des organes des sens.

Le Qi Gong c’est avant tout une remise en forme. En une séance d’une heure on se sent à la fois plein d’énergie, nettoyé mais calme.
Au quotidien, on peut pratiquer le Qi Gong, en s’inscrivant auprès d’un professeur, à raison de une à deux fois par semaine, ou bien en cours particuliers, ou bien encore par atelier d’une demie journée ou week-end, selon ce qui vous est proposé dans votre quartier ou votre région.

Le Qi Gong aurait aujourd’hui des applications dans les cabinets de kinésithérapie, d’orthophonie, à l’hôpital, dans les cabinets de médecine traditionnelle (les acupuncteurs, les praticiens de Shiatsu), dans des maisons de retraite, et même dans certaines prisons. Des applications ont vu le jour aussi avec les enfants de primaire, les lycéens. Dans l’art, le Qi Gong est couramment employé dans les compagnies de danse par les chorégraphes, dans le chant lyrique, les chorales, l’art dramatique.

Yves Réquéna, docteur en médecine, acupuncteur et phytothérapeute, spécialiste de la médecine chinoise et du Qi Gong, auteur et conférencier de renommée internationale, est le directeur de l’IEQG (Institut Européen de Qi Gong) et médecin référent de l’Union Pro Qi Gong – FEQGAE

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Qi Gong et la maladie de Parkinson

Qi Gong et la maladie de Parkinson
Qi Gong et la maladie de Parkinson

Le Qi Gong consiste en une combinaison de mouvements gymniques lents, d’exercices respiratoires et de divers procédés mentaux (méditation, visualisation), destinés au maintien de la bonne santé ainsi qu’au traitement des maladies.

Dans son sens large, le Qi Gong désigne une catégorie générale regroupant toutes les techniques de respiration, de méditation, de visualisation, de gymnastique et de massage issues de la tradition chinoise. Des découvertes archéologiques attestent que le Qi Gong occupait une place importante au sein de l’arsenal thérapeutique chinois depuis déjà plusieurs siècles avant notre ère. Mais si son utilisation thérapeutique remonte à l’Antiquité, il constitue désormais une catégorie générale et autonome, universellement utilisée dans les discours médical, scientifique et populaire.

Qu’est-ce que le Qi?

Le qi est une notion fondamentale de la médecine chinoise mais aussi un concept qui renvoie à toute la cosmologie traditionnelle. Il est compris comme l’énergie animatrice de l’Univers, dont les continuelles transformations sont à l’origine de toute matière et de tout être. Dynamisme de la vie naturelle, c’est une substance qui circule à travers et à l’intérieur du corps. Selon la vision chinoise, c’est la propre circulation du qi, ainsi que ses transformations adéquates, qui assure l’équilibre homéostatique. Le Qi Gong, l’acupuncture, l’herbologie, la massothérapie sont tant de moyens utilisés en médecine chinoise afin de maintenir les activités physiologiques fondamentales (échange, circulation et transformation du qi).

Le terme ‘Gong’

Gong est un terme qui renvoie aux arts martiaux : composé des deux caractères travail (工) et force (力), il désigne la maîtrise d’un art, acquise par la pratique assidue. Il s’apparente à ‘gongfu’, terme intraduisible qui désigne le talent de virtuose, la maîtrise du corps et de l’esprit, qui est le fruit d’une longue discipline. Ainsi donc, le terme Qi Gong pourrait être traduit par « maîtrise du qi», ou même « travail du qi».

Comment bien prononcer le mot Qi Gong?

Le mot Qi Gong se prononce « tchi gong » en prononciation française.

Le Qi Gong, une thérapie holiste
Le Qi Gong est une thérapie holiste c’est-à-dire, qu’elle n’isole pas des maux en particuliers mais stimule le potentiel du corps humain, rétablit et fortifie la santé globale du pratiquant. Selon la pensée holistique, le corps constitue une unité psychophysique où corps et esprit ne font qu’un. Le Qi Gong favorise donc le bien-être autant sur les plans physique, mental que spirituel.

Le Qi Gong comme auto-thérapie

Le Qi Gong est une forme d‘auto-thérapie. Alors que les autres thérapies impliquent une attitude passive du patient, le Qi Gong suscite la participation active de celui-ci dans l’amélioration de son état de santé. Par exemple, ce dernier sera amené à intégrer à son mode de vie des postures et des techniques simples, qui lui permettront de prévenir la maladie et d’améliorer sa qualité de vie en général.
Bienfaits:

On attribue généralement à la pratique du Qi Gong les bienfaits suivant :

Comme mode de prévention. Assouplissement, détente, relaxation, gestion du stress, équilibre psychosomatique, meilleure vitalité, prévention des maladies, entretien de la mémoire, meilleur sommeil.

Comme approche curative. Améliorer la santé des personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires, d’hypertension, d’insomnie, de déficit oculaire, de diabète, de paralysie, de maladies dégénératives, de déficit profond de l’immunité, d’asthme, d’hypercholestérolémie, et plus encore.

Pour le développement personnel. Moduler la réponse émotionnelle et l’adaptation au stress psycho-émotionnel ou affectif; favoriser la mémorisation, l’effort intellectuel, l’imagination et la créativité.

[1] On retrace les premières références à des techniques de Qi Gong, anciennement appelées « technique d’entretient de la vie » (yang sheng 养生), appliquées dans le traitement de certaines maladies dans des textes datant de plusieurs siècles avant notre ère.

Le Qi Gong est fondé à même les théories énergétique et holistique qui sont à la base de la médecine chinoise, mais également à l’origine de toute la culture traditionnelle de ce pays. On y retrouve donc les mêmes concepts énergétiques de qi et de méridiens propre à l’acupuncture et aux autres domaines de la médecine chinoise.

Deux études cliniques randomisées récentes démontrent que le Qi Gong réduit les symptômes associés à la maladie de Parkinson;(les deux études présentent des résultats contradictoires). La première a évalué les effets d’exercices de Qi Gong en groupe (90 minutes par semaine durant deux mois) par rapport à un groupe contrôle de 56 personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Les résultats ont affiché une amélioration significative des symptômes moteurs, après trois mois et six mois, chez les participants du groupe Qi Gong. De plus, l’incidence de plusieurs symptômes non moteurs (constipation, douleur, perturbation du sommeil et somnolence dans la journée) a été atténuée. Les auteurs ont conclu que le Qi Gong pourrait être un traitement prometteur.

Conclusion l’important c’est de bouger et faire de l’exercice!

Institut Européen de Qi Gong
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