Témoignage: PRATIQUE DE L’ENERGETIQUE TRADITIONNELLE CHINOISE (Points de vue sur le Qi Qong, le Tai Chi et le Massage Taoïste – Par Michel CICCONE)

PRATIQUE DE L’ENERGETIQUE TRADITIONNELLE CHINOISE

Points de vue sur le Qi Gong, le Tai Chi et le Massage Taoïste

Par Michel CICCONE

(article paru dans mtc.mag 0513)

Points de vue sur le Qi Gong, le Tai Chi et le Massage TaoïsteLorsque j’ai découvert l’Energétique Traditionnelle Chinoise (ETC), j’ai immédiatement   été   happé   par   quelques notions, quelques phrases qui résonnaient avec ma conception de la vie. Parmi elles, on pourrait notamment citer « L’homme est entre ciel et terre » ou encore « L’énergie suit la pensée ». En quelque sorte, à travers l’ETC, on recherche un certain équilibre de vie, une harmonisation de son « Yin » et de son « Yang » de manière à ce que l’énergie qui circule naturellement en nous soit la plus pure et la plus fluide possible.

L’Energétique Traditionnelle Chinoise, c’est aussi ce que l’on connait comme le Qi Gong, le Tai Chi ou encore le Massage Taoïste, trois techniques basées en partie sur le travail de la respiration et sur l’apaisement du corps, le nourrir au quotidien pour se sentir plus  en accord avec son moi profond.

Mais comme dans toutes les disciplines, la révélation ne vient qu’avec la pratique. Si cette énergie qui parcourt notre corps en permanence n’est pas visible au tout début, la répétition et l’état d’esprit adéquat per- mettent petit à petit de prendre contact avec elle, de la ressentir circuler dans notre corps, mais aussi dans tout ce qui nous entoure. C’est alors que je découvre cette énergie que l’on appelle aussi Chi.

Evidemment, notre corps est un outil fragile et complexe et il suffit de peu pour qu’il s’enraye. Cela peut être dû à des causes alimentaires, à une blessure physique ou bien encore à  une souffrance morale. Mais tout cela, de la même manière qu’on peut lutter contre ces états de fait à l’aide de médicaments, on peut aussi se reposer sur l’ETC pour remédier peu à peu à ces problèmes. C’est, en quelque sorte, une alternative douce à une médication intensive.

Mais j’évoque là des notions encore très vagues et vous vous demandez sans doute ce que ces disciplines peuvent m’apporter concrètement. Est-ce que ces pratiques ont véritablement pour finalité mon bien-être, mon recentrage, me faire ressentir la circulation de cette énergie et faire de moi un être plus épanoui, plus apaisé ? Pour cela, laissez-moi vous évoquer plus en détail le Qi Gong et le Tai Chi.

Ce sont deux techniques dites de « longue vie », c’est-à-dire qu’il s’agit d’une pratique dont le but n’est pas le dépassement à outrance, l’effort violent et destructeur, mais bien une pratique de santé, un acte qui se réalise chaque jour un peu plus. Ce travail, il se traduit par un enchainement de mouvements caractérisé par une lenteur certaine, mais qui permet au corps de s’en imprégner  tandis que le souffle s’harmonise avec le mouvement. C’est là un travail de redécouverte de son propre corps, où l’on apprend tout doucement à sentir et à ressentir la mécanique fragile mais remplie de  possibilité  qu’est notre organisme.

Mais la  lenteur ne signifie pas pour autant l’absence de prise au sérieux de l’acte. Pour que cela devienne plus qu’une activité physique en douceur et prenne toute son ampleur thérapeutique, il faut en faire non pas un travail mais un exercice quotidien, une activité régulière dont la maîtrise s’affinera avec la répétition et dont les effets se feront ressentir de plus en plus clairement.

De plus, le chemin spirituel est une part importante liée à la pratique physique de cette activité. Au départ, on ne ressent que les mouvements du corps, les muscles et les ligaments qui jouent pendant que l’esprit les dirige. Puis peu à peu, même la conscience du souffle devient secondaire et on réalise peu à peu l’énergie qui circule en nous. On ressent et on observe plus qu’on n’agit sur notre corps tandis qu’il se tend et se détend.

C’est alors que, toujours en contact avec la terre, on s’élève peu à peu vers le ciel, un peu plus libre, un peu plus conscient de notre être. En se nourrissant de l’énergie de la terre et en prenant contact avec les énergies du ciel, on devient un peu plus soi, on se redécouvre dans chaque mouvement, chaque déplacement accompagné par le souffle qu’on ne remarque même plus, harmonisé avec le reste de notre corps.

J’ai aussi évoqué le Chi un peu plus tôt, comme étant l’énergie qui circulait en nous, sans en parler plus en détail. Quel son rôle ? Est-il quantifiable, voire même visible ? Il faut l’avouer, cette énergie est difficilement quantifiable, mais le meilleur indicateur de cette énergie réside dans sa forme, aussi bien physique que morale. Sans le Chi, notre organisme dépérit peu à peu et le corps suit le même chemin, désorienté par l’absence d’équilibre.

Le Qi Gong est un de ces moyens pour nourrir son corps et purifier son Chi. Il permet à travers la répétition des exercices d’éviter des stagnations de cette précieuse énergie, créant dans le cas contraire des douleurs, mais aussi des blocages et dans le pire des cas, quand cette énergie est vraiment trop basse, des maladies. C’est pour ça que le Qi Gong, comme le Tai Chi se tourne essentielle- ment sur l’harmonisation du souffle et du mouvement et sans ce mouvement, on ne peut pas prétendre à la vie.

C’est pour ça que le Qi Gong, comme le Chi, comme on l’a évoqué plus tôt, ne se limite pas uniquement à notre corps.

Pour autant, profiter de cette énergie, l’emmagasiner pour la partager à son tour n’est pas une mince affaire. Rare et précieuse, il est nécessaire de ne pas épuiser inutilement cette énergie et d’apprendre à la conserver, à la faire grandir avec soi. Il est d’ailleurs intéressant de faire remarquer qu’il existe un grand nombre de techniques permettant de localiser cette énergie, et plus particulièrement dans ses mains. On peut alors sentir à son tour l’énergie monter et la transmettre à son prochain, lui prodiguant la même sensation de relâchement et de paix que l’on a pu ressentir au fil des exercices.

Enfin, je n’ai pas jusqu’à présent parlé plus en détail du Massage Taoïste mais j’estime qu’il est temps de le faire. Ce massage, au même titre que le Qi Gong et le Tai Chi, possède un certain nombre de vertus. Il permet notamment de renforcer le pouvoir de guérison de notre corps, d’harmoniser le corps et l’esprit comme peuvent le faire le Qi Gong et le Tai Chi, éliminer les blocages de notre corps et accéder à une sensation de relaxation avancée mais il aide aussi à débarrasser ce même corps de toutes les toxines qui s’accumulent au quotidien.

En résumé, il s’agit d’une pratique extraordinaire qui facilite la circulation du Chi et qui apporte un équilibre énergétique qu’on ne possède pas forcément au naturel. C’est notamment pour cela que les chinois ont, depuis plusieurs milliers d’années, considéré  l’automassage comme une réelle pratique du Qi Gong. De nombreux livres traitent d’ailleurs de ces notions de manière très pointue mais plus que la théorie, c’est la pratique qui reste indispensable pour atteindre des niveaux de bien être élevés et exercer en tant que Thérapeute en Energétique Traditionnelle Chinoise.

J’aimerai, après toutes ces considérations, remercier Monsieur Louis Van Der Heyoten, expert diplômé d’Etat en Qi Gong et Tai Chi mais aussi professeur de Karaté pour m’avoir initié à ces pratiques et mené sur le chemin de l’Energétique Traditionnelle Chinoise. Je ne citerai qu’un seul de ses nombreux ouvrages : « Qi Gong de la santé intégrale ». Editions Lanore

Michel CICCONE est praticien en médecine chinoise et enseignant de Qi Gong au Collège d’Energétique Traditionnelle Chinoise S.F.E.R.E.

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